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NJJ Projet 5523 : l’ARCOM repousse la chaîne “Six” de Xavier Niel ; les chaînes TF1 et M6 demeurent !

Audition publique de l’ARCOM pour le projet de la chaîne Six (NJJ Projet 5523),
le 15 Février 2023

 

Initié le 7 Décembre 2023, l’appel à candidature pour (re)intégrer les ondes de la TNT (Télévision Numérique Terrestre) pour les dix prochaines années confrontait (presque) sans surprise TF1, M6… et Six, une chaîne soumise par Xavier Niel pour NJJ Projet ; le but pour cette dernière, selon son fondation : tenter de rendre ses lettres de noblesse au paysage télévisuel en rivalisant avec d’autres sources d’informations (réseaux sociaux et plus largement l’Internet) tout en promettant un brin de culture et d’information pour les générations futures.

 

 

Candidatures validées par l’ARCOM (Autorité de Régulation de la COMmunication audiovisuelle et numérique) le 23 Janvier 2023, les auditions ont eu lieu le lendemain de la Saint-Valentin, le 15 Février 2023 ; étaient entendus (vidéos disponibles uniquement depuis le site de l’ARCOM – accès Dailymotion privé) :

 

  • Télévision française 1 (chaîne TF1) : Rodolphe Belmer,
  • Métropole Télévision (chaîne M6) : Nicolas de Tavernost,
  • NJJ Projet 5523 (chaîne Six) : Xavier Niel.

 

Dans un communiqué du 22 Février 2023, l’ARCOM a validé les projets des chaînes TF1 et M6 pour les dix ans à venir ; Six ayant été rejeté.

Au cours de l’audition NJJ Projet 5523, Bénédicte Lesage (ARCOM) questionne Xavier Niel et Iliad sur les lignes directrices éditoriales qui seront données par NJJ Projet au niveau des contenus (fictions, documentaires) par rapport à un paysage concurrentiel rude tant à la télévision que sur les plate-formes sociales : “nous sommes une chaîne généraliste qui va couvrir tout les genres. Notre ambition première c’est l’ouverture. C’est évidemment de renouveler le lien avec le tele-spectateur avec plus de direct, d’inédit, d’inclusivité ; et de les divertir mais en remettant au centre toujours l’ouverture et la création originale. Que ce soit dans les divertissements, l’ambition c’est de renouveler un peu l’offre qui existe aujourd’hui, qui est présente mais qui est souvent des adaptations de formats étrangers. Notre envie c’est de faire une place à la création, pour les émissions de plateau, des concours de talents, des jeux, des variétés. Nous ferons un appel d’offres ouvert à un panel étendu de producteurs indépendants, un engagement pour la recherche de nouveaux formats avec un budget de 5 à 8 millions d’euros par an, qui produiraient des pilotes testés dans une case en deuxième partie de soirée ; pas uniquement sur le digital (ndlr : numérique). On envisage une douzaine de ces cases de deuxième partie de soirée par an, entre Novembre et Février ou même en prime-time pendant l’été. Ces périodes permettraient d’être plus audacieux et de voir si les nouveaux formats trouvent leurs publics. On s’engage à ce que 25 % de ces cases soient dédiées à des formats musicaux. On ne s’interdit pas de reprendre des formats emblématiques et étrangers peut-être avec de nouveaux acteurs pour les incarner. On a vu des formats sur la danse qui intègrent des avancées technologiques, des photos à 360 degrés, des choses qui modernisent le genre et permettent d’attirer un nouveau public“, répond Estelle Lafoy (NJJ Projet 5523).

 

Xavier Niel appuie l’argument pointant un catalogue 100 % francophone : “on a envie de se tourner vers une forme… le récit national, le roman français“. Assez justement et en contraste avec la volonté d’intégrer des contenus essentiellement français, Maxime Lombardini (groupe Iliad) explique, par son expérience (1999-2007 : TF1 dont dirigeant principal TF1 Production entre 2003-2007) et selon les propos d’Etienne Mougeotte repris lors de l’audition qu’une “grande création ça doit partir de ça, de nos propriétés intellectuelles permettant de développer une multitude de choses“. Si l’identité française semble encore en ligne de mire de certains concurrents (dont Salto), cette phrase peut également mettre en avant (suivant son interprétation) un pluralisme nécessaire, entre-mêlant des œuvres françaises télévisuelles et des œuvres étrangères, hors France.

A une époque, bon nombre de chaîne TVs oscillaient avec cette stratégie pour agripper avec succès les tele-spectateur, en proposant des fictions, des dessins animés (dont animes : des émissions comme le Club Dorothée, avec des primes sur plateau avec public permettant de renforcer l’addiction au format, tout en proposant des sitcoms françaises et des formats étrangers, avec un peu de musique. En place d’une rivière de tele-réalité qui submerge les ondes, les années ’90 ou 2000 permettaient de voir de nombreux formats en direct dont des émissions comme Coucou C’est Nous, Nul part ailleurs ou encore Star à Domicile en passant par Surprise sur prise voire des directs pour les rendez-vous du Cinéma avec des directs à Cannes ou, il y a encore quelques années, des retransmissions en directs d’évènements musicaux qui sont désormais privatisés, en partie, par certains médias étrangers et uniquement pour les résidents locaux…) venus d’Asie notamment ou des Etats-Unis, en passant par d’autres contrées, bien évidemment. Un ingrédient indispensable qui, ici, correspond au sens du mot ouverture ; un ingrédient grandement absent du paysage télévisuel actuel (sans évoquer les multiples chaînes qui ne sont plus ou qui sont rachetés pour un accès privatisé…) qui font que, tout simplement, le tele-spéctateur ira voir ailleurs, là où la diversité culturelle réside encore (un peu), notamment sur l’Internet. Faire renaître des formats propres à un pays (avec des émissions et des contenus en direct : pas des jours après ; là aussi, le tele-spectateur ira voir ailleurs) est tout à fait légitime et louable : faut-il encore envisager de ne pas faire que ce type de contenu pour éviter un contenu trop pauvre et surtout trop peu ouvert.

Aujourd’hui, dans la télé gratuite, les producteurs ont deux partenaires majeurs : TF1 et France Télévisions. Nous voulons que SIX soit ce troisième partenaire majeur. Nous ne sommes pas producteur, mais éditeur. Chacun sa place“, ajoutait Xavier Niel tout en confirmant que 12,5 % du CA de Six serait consacré (prévisionnel) aux fictions et documentaires purement françaises.

En aparté et après la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques), ce fut au tour de la SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique) de confirmer son ralliement à cette chaîne pour l’heure en devenir et qui prône l’ouverture par des formats essentiellement français pour faire “passer le tele-spectateur avant tout le reste, avant l’annonceur et qui n’enforme pas le tele-spectateur“… A suivre !

 

 

 

Sources :

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