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Lune : vers une première fenêtre de lancement fixée au 29 Août 2022 pour la mission Artemis I ! (SLS + Orion…)

Vue du futur (en cours de tests) Space Launch System (lanceur SLS), 
depuis la base de lancement Kennedy Space Center (KSC) !

 

L’une des trois missions s’apprête à éprouver son premier envol : au détour d’une tele-conférence du 20 Juillet 2022, les responsables du programme Artemis ont, enfin, évoqué des fenêtres de lancement possibles. Depuis la base de lancement du centre spatial Kennedy (KSC) de la NASA, le lanceur et sa charge utile devrait, au minimum, amorcer les moteurs et la mission Artemis I à partir du 29 Août 2022 !

 

 

Voici les trois fenêtres de lancement officiellement évoquées par Jim Free (administrateur associé NASA, responsable de la mission de développement des systèmes d’exploration), avec Cliff Lanham (responsable principal de l’exploitation des véhicules KSC, gestionnaire des programmes de systèmes d’exploration au sol) et Mike Sarafin (NASA – responsable en chef de la mission Artemis) :

 

  • 29 Août 2022 : 08 h 33 EDT pour une durée de 120 minutes,
  • 2 Septembre 2022 : 12 h 48 EDT pour une durée de 120 minutes,
  • 5 Septembre 2022 : 05 h 12 EDT pour une durée de 120 minutes.

 

 

D’une durée totale (mission), au maximum, de 42 jours (26 jours, au minimum), le lanceur SLS (Space Launch System) et son vaisseau Orion (en partenariat avec l’ESA, l’Agence Spatiale Européenne) s’élanceront depuis le Pad de lancement 39B depuis le KSC ; le but : la mise en orbit (lunaire) du module satellitaire avant de faire une sorte de retour à l’envoyeur (en faisant le tour de Lune, selon un axe pre-déterminé, optimal) en voyage-retour vers la Terre pour faire le traditionnel splashdown (amerrissage), ici, dans l’Océan Pacifique avec la Navy (Marine nationale américaine)  qui ira re-pêcher Orion. Au cours de ce périple de quelques 450 616,32 Km environ, il s’agira avant-tout d’une mission de calibrage ou de test : Orion collectera des données de performances – pendant 6 jours – pour évaluer et éprouver le trajet orbital et mieux préparer, ainsi, les deux autres missions Artemis. “Avec cette première mission d’exploration, la NASA mène les prochaines étapes de l’exploration humaine dans l’espace lointain où les astronautes construiront et commenceront à tester les systèmes près de la Lune nécessaires aux missions sur la surface lunaire et à l’exploration vers d’autres destinations plus éloignées de la Terre, y compris Mars”, est-il expliqué dans la présentation de cette première mission tout en soulignant, sur le long terme, un système de “passerelle pour les opérations dans l’Espace profond” ou lointain avec, pour objectif une “dépendance décroissante sur la Terre“, via l’exploitation de l’orbite lunaire.

 

Aux dernières nouvelles, les ingénieurs et techniciens qui préparent le lanceur SLS et Orion, évoquaient les derniers préparatifs ou défis rencontrés : “au cours des travaux de réparation de la source d’une fuite d’hydrogène, les ingénieurs ont identifié un raccord desserré sur la paroi intérieure de la section du moteur de la fusée, où se fixe la déconnexion rapide de l’ombilical à hydrogène liquide. Le composant, appelé “collet”, est un anneau de la taille d’un poing qui guide la déconnexion rapide pendant les opérations d’assemblage. Les équipes répareront la virole en pénétrant dans la section moteur en parallèle d’autres travaux prévus pour les préparatifs de lancement. Les techniciens ont remplacé les joints sur la déconnexion rapide de l’ombilical du mât de service de queue et rattacheront la plaque ombilicale une fois que le collet desserré sera réparé. La NASA continue de cibler la période de lancement fin août et identifiera une date de lancement cible spécifique après que les ingénieurs auront examiné le collet“, indique le communiqué relatif, le 15 Juillet 2022.

Une fois cette mission ou étape spatiale validée, viendront :

 

  • Artemis II, en 2023-2024 : un équipage (4 cosmonautes) s’élancera pour un trajet similaire à Artemis I. Ce sera le premier groupe-témoin à reproduire les conditions de vols d’Artemis I mais, cette fois, avec des êtres humains ;

 

  • Artemis III, en 2024 (voire 2025-2026, selon les dernières informations confirmées, en Mars 2022) : toujours à bord du SLS (Bloc1), la mission s’élancera depuis le KSC avec un équipage de 4 membres (humains) ; objectif : la Lune (bien sûr) avec, cette fois, un séjour prolongé (6-7 jours) en surface. Il s’agira de la première mission lunaire qui emboîtera le pas sur des séjours moyens ou longs terme (!) sur la Lune, avec un transit Terre-Lune et vice-versa. Depuis la base lunaire située au Pôle Sud de la Lune, l’expédition fera des sorties et activités EV (Extra-Vehiculaires). Il s’agira d’une étape majeure qui fera, sans aucun doute, l’objet de plus amples informations et retransmissions de la NASA (comme cela avait été fait pour la mission Mars, actuellement en cours). Des modules ou encore rovers seront prévus pour cette mission lunaire.

 

Le module Orion embarquera, pour marquer l’évènement spatial par l’entremise de mission Artémis I, une micro-puce qui recèlera, par gravure, environ 30 000 noms de personnes ayant approché techniquement de près ou de loin le programme en terme de conception, logistique, par exemple.

 

Enfin et pour tenter de patienter en attendant – hypothétiquement : fenêtre de lancement non-définitive oblige ! – le 29 Août 2022, la NASA évoquait, depuis le 7 Juillet 2022, de nouveaux détails sur les entrailles du module Orion : le partenariat avec l’ESA laisse entrevoir un peu plus la partie européenne qui intègrera 33 moteurs “de tailles variées“, un stockage pour les ressources essentielles (oxygène, nitrogène, eau potable), un contrôleur thermique, une alimentation bien évidemment ; un ensemble encapsulé avec le module principal de la NASA avec les couches classiques (dont le fameux bouclier thermique), les commandes, les écrans, le système de survie et de contrôle environnemental voire les fameux parachutes (via un ensemble de 11 parachutes) pour apposer Orion qui devra grandement décélérer (25 000 mph… à 325 mph !) avant son entrée en Mer, lors du voyage de retour… A suivre !

 

 

 

 

Sources :




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