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[Détente] “De multiples constructions cryo-volcaniques massives de glace d’eau présentent de nouvelles informations” : Pluton pourrait avoir abrité des volcans… recelant de l’eau !

La sonde New Horizons, qui s’est élancée depuis le 19 Janvier 2006 depuis la base spatiale de la NASA Cap Kennedy-Canaveral (Etats-Unis), n’a pas fini de délivrer ses secrets par imagerie, notamment : publiée dans la revue scientifique Nature, le 29 Mars 2022, une étude menée par l’équipe de chercheurs de Kelsi N. Singer (Institut de recherche du Sud-Ouest de Boulder – Etats-Unis) a menée à plusieurs hypothèses qui pourraient converger sur divers scénarios de créations ou d’extrusions (mise en relief externe, géologiquement) de formations rocheuses débouchant sur des volcans… composés d’eau glacée !

 

 

Point d’observation de l’étude, la zone Spoutnik Planitia (composée d’un bassin “d’impact” de 1 000 Km de diamètre environ) a permis d’étudier par vue spectrale (LEISA – Linear Etalon Imaging Spectral Array) et par imagerie (MVIC – Multispectral Visible Imaging Camera), depuis le télescope Ralph (ouverture 75 mm), littéralement, des mises en relief nommés par la NASA Wright (altitude : 4,5 Km – étendue : 150 Km) et Piccard Montes (altitude : 7 Km – étendue : 225 Km). “Les glaçons de méthane, d’azote et d’eau sont tous observés pour exister dans des dépôts concentrés à volume élevé sur la surface de Pluto24. Nous considérons ainsi si ces matériaux pouvaient constituer la majeure partie des unités cryovolcaniques qui constituent Wright et Piccard Mons et leurs terrains environnants“, est-il ainsi affirmé ou soulevé, tout en confirmant la présence de nitrogène (glace d’azote) près des monts Wright.

Sur les flancs et les crêtes des monts Wright, un composant “visqueux” et “mobile” (nommé Hummocky-Ropey) a pu se créer via trois scénarios possibles (en plus d’évaluer les évènements temporels comme les “fractures” qui implique une extrusion ou une érosion de terrain) :

 

  • En “petits dômes volcaniques individuels“,
  • Sous la forme d’une extrusion “visqueuse” (lave rapide à lave type oreiller) ou,
  • Depuis la “compression” de ce fluide visqueux sous la forme d’une “peau gelée“.

 

La très grande écharpe séparant la région Wright du plateau à l’ouest et une autre écharpe sont les seules indications visibles de la possible fracturation dans la région Wright Mons. Le processus extrusant peut avoir couvert d’autres fractures profondes“.

Autre point ayant attiré l’attention des chercheurs : un composé “sombre” observé sur les pentes (Nord) avec, au spectre, une coloration rouge ainsi révélée, toujours aux abords des monts Wright. Des dégradés de couleur (rouge) se situent à côté, ce qui peut suggérer une “transition morphologique” du paysage géologique ; en clair : il est fort probable qu’un évènement (selon le calcul – estimatif ! – de l’albédo, la part du rayonnement solaire ou de sa réflexion par rapport à l’angle d’incidence) et pu former à différentes époques de telles extrusions ou que ces dernières aient été opérés sur Pluton depuis des “réservoirs de source variable“. Concernant cette dernière hypothèse, cela permet d’entrevoir la possibilité de “structures” essentiellement composées d’eau, en surface de la planète, ce qui a permis de conclure à trois “lignes de preuve” :

  • Peu de cratères, ce qui suggère des évènements de réinitialisation de terrain (re-surfaçage) ;

  • Zone Hummocky dans les flancs, crêtes et contre-bas de terrain avec une corrélation nulle concernant l’érosion glaciaire ou le phénomène de “sublimation volatile” (ailleurs que sur Pluton) ;

  • Piste de l’érosion écartée : traces retrouvées en (haute)altitude de ces monts ou flancs-crête.

 

 

Enfin, des micro-dômes (plus petits que Wright et Piccard) nommés Coleman Mons (altitude : 1,5 Km – étendue : 25 Km de diamètre – Figure 1, lettre D + Figure 4, vue développée !) ont été identifiés sur Pluton : ceux-ci recèleraient toujours – théoriquement ! – de l’eau “mobile” mais, pour l’heure, impossible de dire à quelle point cette dernière serait mobile-fluide (résistance au rendement : 104-105 Pascal, Pa). “De multiples constructions cryo-volcaniques massives de glace d’eau présentent de nouvelles informations pour comprendre l’histoire thermique de Pluton, qui complètent d’autres informations provenant de jeunes zones de Pluton composées de glaces volatiles (par exemple, Spoutnik Planitia), et d’autres caractéristiques de petit volume qui ont été proposées sous forme d’épanchements d’eau ammoniacale. Peut-être que la disposition stratigraphique de la structure intérieure a stocké la chaleur interne générée par le noyau rocheux qui a ensuite été libéré“, propose-résume l’étude scientifique… A suivre !

 

 

 

Source : Nature – 29 Mars 2022 – Pluton : formation cryo-volcanique potentielle intégrant de l’eau gelée ou glacée (plusieurs scénarios-hypothèses selon relevés New Horizons).




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