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Mars : la NASA confirme des phénomènes de “super éruptions” volcaniques estimés à 4 milliards d’années !

Cliché pris le 29 Janvier 2021 sur Mars,
représentant des caldeiras formés à partir de cendres volcaniques, de sable ou d’eau.
(Source : NASA, JPL-Caltech, Université Arizona – Tucson, Etats-Unis)

 

Actualité bouillante dans le milieu scientifique, si les cratères ou indices géologiques laissaient penser ou confirmer (via des études) la présence d’anciennes activités volcaniques, il est désormais point acquis que fait semble une vérité.

Les scientifiques ont trouvé des preuves qu’une région du nord de Mars appelée Arabia Terra a connu des milliers de “super éruptions”, les plus grandes éruptions volcaniques connues, sur une période de 500 millions d’années […] En étudiant la topographie et la composition minérale d’une partie de la région d’Arabia Terra dans le nord de Mars, les scientifiques ont récemment trouvé des preuves de milliers de ces éruptions, ou “super éruptions” […] En crachant de la vapeur d’eau, du dioxyde de carbone et du dioxyde de soufre dans l’air, ces explosions ont déchiré la surface martienne sur une période de 500 millions d’années, il y a environ 4 milliards d’années“, indique le communiqué du 15 Septembre 2021. Un des éléments permettant d’orienter les recherches a été les fameuses calderas, sorte de cuvette (creuse) qui résulte des débris de roches et de gaz en fusion qui ont été violemment projetés en l’air lors de l’activité antérieure (on parle de milliers de Km en terme d’étendue de projection !) et qui, progressivement, ont formé des strates ou couches autour de l’ancien volcan (qui n’est plus, donc) pour former cette fameuse cuvette ou calderas pouvant faire des dizaines de Km. Sur la zone Arabia Terra (nommée par la NASA sur Terre), 7 sites de ce type ont ainsi été relevés par les chercheurs.

 

Avant d’arriver à cette conclusion par analyse topographique (signatures) et par imagerie (via le CRISM – Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars) pour révéler par filtres et coupes les différentes couches minérales, il était question de valider (ou non) la théorie d’une chute de météorite qui auraient pu, à l’impact, dessiner ces trous assez vastes. Mais une étude en 2013 infirme cette théorie en arguant que les pourtours étaient irréguliers. En plus de ce fait, un autre est venu étayer l’ensemble : la mise en évidence d’activité volcanique via l’étude des cendres : “l’équipe a utilisé des images du spectromètre d’imagerie de reconnaissance compact de MRO pour Mars pour identifier les minéraux à la surface. En regardant dans les parois des canyons et des cratères à des centaines de milliers de kilomètres des caldeiras, où les cendres auraient été transportées par le vent, ils ont identifié des minéraux volcaniques transformés en argile par l’eau, notamment la montmorillonite, l’imogolite et l’allophane. Ensuite, à l’aide d’images de caméras MRO, l’équipe a réalisé des cartes topographiques en trois dimensions d’Arabia Terra. En superposant les données minérales sur les cartes topographiques des canyons et des cratères analysés, les chercheurs ont pu voir dans les gisements riches en minéraux que les couches de cendres étaient très bien conservées – au lieu d’être mélangées par les vents et l’eau, les cendres ont été déposées en couches. de la même manière qu’il l’aurait été lorsqu’il était frais“.

 

Restait, enfin, à estimer la quantité projetée hors des volcans suivant la masse ou volume qui constitue chaque caldeira. Des comparatifs avec la Terre mais aussi certains volcans sur Mars (Olympus Mons – période Noachien) permettent ainsi d’entrevoir des éruptions massives (similaires au Mont Olympus) et / ou (?) petites mais nombreuses pour façonner ainsi ces caldeiras. Ces couches ou strates seraient issues de l’Ouest d’Arabia Terra.

 

En aparté et depuis le 4 Septembre 2021, Ingenuity a validé son vol numéro 13 : resté dans la même zone (South Séítah) avec des constantes de vol légèrement moins élevées que le vol 11, sans doute pour simplement rôder les circuits du drône-helicoptère qui a parcouru, ici et en tout, 210 mètres contre 450 mètres lors du vol 12. L’un des défis prochains qui attend Ingenuity et ses créateurs-ingénieurs sera d’ordre atmosphérique : JPL explique dans un billet du 15 Septembre dernier que le drône a été conçu pour effectuer ses vols “entre 0,0145 et 0,0185 kg/m3″ en terme de densité atmosphérique soit un chiffre oscillant entre 1,2 et 1,5 % (milieu marin terrestre). Une zone de tout les dangers bien évidemment prévue au mieux par JPL (marge de “poussée” estimée à 30 % minimum) qui pourrait se rapprocher, toutefois, dangereusement de cette flexibilité (ramenée à environ 8 %), ce qui pourrait amener, donc, Ingenuity à prendre des risques, notamment en effectuant potentiellement un “décrochage aérodynamique” avec des pâles qui aurait une réduction drastique de la portance. Pour réguler la situation, JPL compenserait alors avec les rotors qui seront sollicités plus qu’à l’accoutumé et jusque dans les tests en situation réelle (sur Mars, hors salle de test JPL, sur Terre)… une expérience qui, selon les dires de JPL, n’a jamais été produite avant la mission ce qui va pousser, pour les prochains vols, une expérience dans ce sens : “nous commencerons par effectuer une rotation à grande vitesse du rotor sans quitter le sol, atteignant une vitesse de pointe du rotor de 2 800 tr/min (plus de 10 % d’augmentation par rapport à notre expérience précédente sur Mars de 2 537 tr/min). Si tout se passe bien, nous suivrons cela avec un court vol d’essai à une vitesse de rotor légèrement inférieure de 2 700 tr/min. Ce serait notre 14e vol et (espérons-le) un vol relativement ennuyeux”, tout en indiquant que ce vol sera programmé, au minimum, le 17 Septembre 2021 (télémétrie sur Terre, au minimum, le Samedi matin, le 18 Septembre 2021…). Outre la vitesse accrue, les rotors pourraient subir un frottement ou point de rencontre entre le mouvement-pâle et la vitesse-vent estimé à 0,8 Mach (équivalent, environ, à la vitesse du son sur la planète rouge). De manière grossière, une sur-accélération anormale se produirait ce qui ferait, dans le cadre d’un scénario catastrophique, une augmentation excessive de la “trainée aérodynamique”. Enfin, il serait potentiellement question d’un problème de résonnance ou vibration significatives, selon la fréquence opérée ce qui pourrait, en finalité, causer des dégâts matériels voire un dysfonctionnement logiciel des capteurs ou modules, notamment du système gérant les commandes.

En attendant et pour ne pas perdre une miette des avancées d’Ingenuity et de Perseverance, la NASA et JPL mettent à disposition une cartographique 3D interactive assez sympathique et retraçant les points chauds ou clés de la mission Mars (chaque clic permet de pointer les clichés photographiques pris par la NavCam)… A suivre !

 

 

Sources :




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