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[Le récap’] 3 Mai 2021 : ouverture du procès opposant Epic Games à Apple ! (ouverture des festivités…)

14 Mai 2021

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : 10ième jour du procès Apple, Epic Games. Il est confirmé que la semaine prochaine (à partir de Lundi à venir, le 17 Mai 2021) sera chargée puisque la liste des témoins et acteurs-clés est loin d’avoir été atteinte, côté témoignage !…) <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : faute d’avoir de nouveaux temoins (visiblement, donc, les deux parties se gardent leurs atouts pour la dernière semaine de procès), voici revenir David Evans, dirigeant du groupe Global Economics. L’analyste vient s’opposer au témoignage du 13 Mai 2021 (Lorin Hitt) qui confirmait un maintien de croissance (sans influer sur le taux de commission : les développeurs ayant impactés leurs coûts sur leurs applications mobiles, aux consommateurs) et de qualité des services, y compris depuis un supposé-monopole d’Apple depuis 2010. David Evans contre-attaque également les arguments de Michael Cragg (cf. 13 mai 2021 ci-dessous) au sujet des habitudes jeu statique et jeu mobile : pour David Evans un budget de 20 dollars par mois (à titre d’exemple) peut fluctuer ou être réparti (entre iOS et une console) différemment mais si l’envie réside (de jouer) il paraît logique d’évoquer le fait que le joueur pourra utiliser autant le mobile que la console. Comme souligné par la Juge, le joueur peut, également, avoir l’envie de ne plus avoir l’envie de jouer au jeu. <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : David Evans contredit également les propos de Richard Schmalensee (cf. journée du 12 Mai 2021, plus en bas) qui affirmait que le monopole sous iOS pourrait, en terme lexical, s’étendre au marché des revendeurs de consles de jeux vidéos. “Il s’agit d’une entreprise très, très différente“, explique David Evans. <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : précision sur le mot “fondamental” ou “utilité”. David Evans explique à la Juge qu’il est exprimé dans le sens d’un besoin vital, primaire, comme le besoin en électricité au sein d’un foyer auquel un individu est rattaché et dont il dépend. Le mot a été utilisé par l’analyse pour comparer les consoles (jeu statique) des jeux mobiles, ces derniers étant “plus ouverts et fondamentaux” dans le secteur informatique <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : contre-interrogatoire par les avocats d’Apple, de David Evans. Les avocats d’Apple demande si, à sa connaissance, il y aurait un seul fournisseur d’exploitation mobile qui aurait permis aux développeurs d’accéder à l’AppStore sans payer aucune commission. Entre les lignes et en toute logique, les avocats d’Apple veut mettre en surbrillance le fait qu’Apple, qui est une entreprise et non, par exemple, une association, demande un prix pour afficher une application mobile sur l’AppStore, ce qui constitue un échange légal de bon procédé pour promouvoir (vitrine) une application mobile. Quel qu’il soit, ce service a obligatoirement un coût (point principal reproché à Epic Games qui trouve la commission de 30 % trop élevé et / ou injustifiée, d’où ce procès…) <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : le cas AmEx est à nouveau exposer brièvement. En début de semaine – cf. plus en bas, mention “AmEx”, le 12 Mai 2021 – outre le sujet évoqué, alors, intialement, la Juge soulevait à la Cour une interrogation, à savoir si les non-redirection (URLs, liens promotionnels) de l’AppStore pouvait être similaires à AmEx qui n’indiquait pas visuellement les autres moyens de paiement possibles (comme le widget Paypal de donation sur SOSOrdi.net par exemple qui indique que la solution Paypal intègre différentes CB dont l’Americain Express ou encore la Visa, entre-autres). Il y a quelques jours il était souligné un raisonnement intéressant : l’absurdité de cette transparence qu’il faudrait, pourtant, systématiser légitimement (pour le consommateur) tout en faisant de la publicité ou promotion pour le concurrent. <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : en marge du procès, certains propos (citant en exemple des aspects exclusifs au sein de l’éco-système relatif à la console de Sony) ont eu des répercussions. En effet, une class-action a été intentée depuis le 5 Mai 2021, selon les propos relayés par GameInformer du fait de facturer des jeux en édition numériques plus élevés que pour leur version physique. Dans la tourmente, le magasin en ligne PlayStation est, également, pointé du doigt pour ne pas permettre aux revendeurs tiers, depuis 2019, de proposer des codes de téléchargement (Best Buy, Amazon, notamment) <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : David Evans est “excusé“. Un autre témoin prend sa place, après la pause déjeuner : il s’agit de Ned Barnes, directeur général du groupe Berkeley Research. Appelé à la barre pour évoquer les bénéfices de l’AppStore (divergence sur la séparation – ou pas, selon Apple – du chiffre d’affaire de la boutique Apple des autres activités commerciales ou chiffres de vente). Argument de Richard Schmalensee infirmé par Ned Barnes, concernant un “coût initial” nébuleux ou difficile à détailler pour une entreprise qui investi dans des machines automatisées pour très peu d’employés. A juste titre, Ned Barnes rappelle que les chiffres comptables et fiscales permettent d’évaluer avec précision les dépenses, notamment amorties, ce qui permettra de dégager des strates de chiffres périodiques analytiques (comme le calcul du bénéfice ou du résultat, par exemple) claires et sans ambiguité. Un point est appuyé sur la répartition analytique (directe, indirecte, suivant la méthode) des coûts. Apparemment, Apple comptabilise la marge nette en tant que revenu. Or, sur un exemple d’une application mobile à 10 dollars dont 7 dollars reviendrait au développeur, la vente (brute) réalisée est bien de 10 dollars contre, donc, 3 dollars pour la vente nette. Des chiffres mis en valeurs dans la comptabilité analytique ; normalement… <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : au tour de la compatibilité générale d’Epic Games de trembler ; ou pas : Ned Barnes indique qu’il n’a pas été “invité” à pouvoir consulter les chiffres du studio, contrairement à ceux d’Apple. Les avocats d’Apple demande à Ned Barnes plus de clarté dans ses propos (en confirmant qu’il n’a ou ne peut avoir d’opinion sur le sujet) tout en évitant de trop se concentrer sur les chiffres internes d’Apple. Dans d’autres termes : il ne peut s’agir d’un argument pour accuser Apple de monopole ou de violation de la loi anti-trust <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : les avocats d’Apple (après avoir demandé en demi-teinte si Ned Barnes avait travaillé chez Apple : sous-entendu, pour connaître autant la comptabilité analytique) continuent les questions ou sujets exposés avec une remarque : selon eux, l’analyste n’auraient pas cherché à comparer une plate-forme équivalente à l’AppStore. Ned Barnes indique qu’il se concentrait sur le sujet de son étude,  à savoir la logique comptable et les méthodologies (dont l’aspect analytique). Point sensible (et juste), les avocats appuyent sur le fait que l’étude n’intégrait pas, par boutique en ligne (seulement AppStore apparemment), la marge d’exploitation pour les autres concurrents (Microsoft Store, Google Play Store, Samsung Galaxy Store, PlayStation Store) ce qui a rendu l’étude caduque on tronquée ; cette dernière affichant, face à l’AppStore… Rakuten. Ned Barnes rétorque que par faute d’avoir eu les chiffres de ces concurrents, il n’a pas pu les intégrer à l’étude (pourtant publiée, en l’état). Face à cette contre-attaque des avocats d’Apple, les avocats d’Epic Games tentent de rattraper le fait en demandant à Ned Barnes s’il a été influencé par le témoignage de Tim Sweeney. “Je ne cherchais pas la manière dont Epic effectuait ses rapports internes<<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : au tour de Peter Rossi, professeur de marketing, d’économie et de statistiques à UCLA (Université de Californie, Etats-Unis) de venir à la barre. L’analyste est auteur d’une enquête visant à démontrer une situation de monopole supposée par Apple via l’AppStore, avec des prix croissant chroniquement (5 %, est-il notamment évoqué) face à un marché concurrentiel qui ne bougerait pas ou prou à ce niveau. Commentaire aiguisé de la Juge : l’enquête a été effectuée sur une période où les prix augmentent (en Janvier) alors-même qu’en période de fêtes (Décembre, entre-autres), ils tendent à diminuer. Selon l’analyste, les consommateurs ne se soucieraient aucunement du prix pour une application mobile ou un achat mobile in-app… Glas final donné par la Juge qui demande directement à Peter Rossi si des recherches dans ce sens (attente, besoin du consommateur sur le prix d’un achat mobile ou contenu mobile in-app) ont été faites pour étayer les chiffres de son enquête. Peter Rossi indique qu’il ne l’a pas fait… ! <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : pause-déjeuner passée, le contre-interrogatoire continue avec Peter Rossi qui continue de subir la question. Il est confirmé que l’étude de l’analyste ne fait pas référence à un prix “permanent” en terme de changement ou d’augmentation de prix. Autre point : le panel de sondage de cette enquête. Alors que le jeu Fortnite ciblerait essentiellement (monde ? Etats-Unis ?) les adolescents (Apple affirmant que le public-cible iOS étant des adolescents). Or, l’enquête se concentre sur les jeunes de 17 ans et plus. Par praticité ou pour contourner les difficultés (autorisations parentales liées à l’enquête), Peter Rossi n’a pas voulu inclure les 13-16 ans en notant que cela aurait mis en valeur des statistiques non-solides (achats partagés ou acquis depuis un compte adulte) <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : au tour de James Mickens, professeur d’informatique à l’Université Harvard, de venir témoigner. Les avocats d’Epic Games veulent confirmer que James Mickens ne travaille plus pour le compte de Microsoft et qu’il ne subsiste pas une “relation permanente” avec quiconque au sein de Microsoft (hormis un “chercheur” et pour un sujet hors relation avec le procès…). Mise au point faite, le sujet abordé est l’aspect sécuritaire au sein des iPhone et de l’AppStore. Quatre points ont été mis en lumière par ce témoin : premièrement et deuxièmement, les mises à jour sécuritaires, essentiellement incarnée par iOS, assurent “légèrement” une sécurité au sein de l’iPhone. Troisièmement, hors cycle officiel, l’installation d’un logiciel sur terminal compatible reste possible. Quatrièmement, la sécurité ne pourrait pas et ne serait pas remise en cause en ouvrant l’AppStore à des “magasins tiers“. Du point de vue de James Mickens, quand les avocats d’Epic Games demandent pourquoi Android a plus de problèmes sécuritaires que iOS, il est évoqué une “sensibilité aux logiciels malveillants” similaire. <<<

 

>>> Mise à jour du 14 Mai 2021 : Après de longues métaphores pour expliquer à la Cour le principe d’un système d’exploitation et d’un appel-système, le cas de la vie privée est développé, notamment le consentement-utilisateur accordé ou non, par application mobile Apple. Globalement, trois propriétés attribuées par l’OS dont une en interaction avec l’AppStore (l’argument de la sécurité minime ou légère est remis par James Mickens). Il est souligné de la difficulté de bien encadrer la donnée sensible quand plusieurs moyens, au sein du système mobile, permettent de saisir ce type de données par l’utilisateur, rendant difficile, en finalité, une analyste sécuritaire (évaluation application mobile au sein de l’AppStore) fiable et garantissant que l’application mobile est sûre sécuritairement et juridiquement. “Le bénéfice de l’examen humain est au mieux marginal“, selon James Mickens. iOS et macOS partagent le même noyau (Darwin) ce qui rend “possible le bac à sable”. Une inter-opérabilité toujours mise en avant par Apple de son système – en partie – unifié mais qui peut s’avérer être un risque pour l’utilisateur qui peut être en prise à un malware. Boutiques et applications tierces peuvent “co-exister”, selon James Mickens. Apple devrait alors, en plus, examiner les autres applications mobiles qui ne sont pas issues de sa boutique. La Juge touche au vif : en finalité, il semblerait que l’analyste n’a pas étudié le sujet en profondeur (de manière chiffrée), concernant l’impact que cela représenterait pour Apple (travail de vérification, nombre d’application totale hors applications purement Apple…) de gérer les applications tierces iOS vers AppStore, notamment, sans décroître la qualité de sécurité du système mobile entier. Reprise du procès le 17 Mai 2021… A suivre ! <<<

 

 

Source : Adi Robertson (Twitter), live-tweets.

 




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