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[Le récap’] 3 Mai 2021 : ouverture du procès opposant Epic Games à Apple ! (ouverture des festivités…)

19 Mai 2021

 

En marge du procès mais en relation avec ce dernier, Apple, depuis le 18 Mai 2021, a demandé à la Cour d’examiner une demande d’annulation relative à l’un des 10 chefs d’accusation point par Epic Games. Celui qui est directement incriminé est relatif à la notion d’ “installation essentielle“. Un cas de juridsprudence, aux Etats-Unis et en 1912, démontrait que les entreprises doivent pouvoir mettre à disposition de la concurrence une exploitation raisonnable de ces installations essentielles. Dans ce cas-ci, il était question d’un consortium de chemins de fer qui ne permettait pas les voyages aller et retour pour Saint-Louis à certains concurrents de l’époque, à certains endroits stratégiques des lignes en périphérie de ville. Apple demande une révision de ce chef d’accusation du fait que pour l’heure aucun fait n’a prouvé au procès que l’entreprise a violé ce principe ou l’a détourné. Une demande de réponse est attendue pour le 24 Mai 2021 à venir ou “dès que l’affaire pourra être entendue par la Cour” ; en notant qu’aux dernières nouvelles (19 Mai 2021), la Juge a indiqué que, la concernant, le retour-verdict (ce dernier étant confirmé pour exament au Lundi 24 Mai 2021) du procès global ne serait pas pour tout de suite… A suivre !

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : reprise des interrogatoires avec Michael Schmid (responsable du développement commercial des jeux à l’App Store). Il évoque une liste “assez fluide” de développeurs avec lesquelles Apple s’entretient sur des sujets variés (monétisation, localisation, marketing…). Hearthstone, Roblox et Candy Crush : un utilisateur peut contourner l’AppStore (et la commission en découlant) en allant tout simplement voire ailleurs. Un exemple vidéo, notamment de Battle.net (depuis le navigateur Safari) est montré par Michael Schimid en montrant que l’application native permet légitimement ce contournement. Autre exemple avec Candy Crush où la technique utilisée est le téléchargement de la version bureau, depuis le site, faute de version mobile. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : “nous voulons être la meilleure plate-forme pour développer un jeu ou une application au monde […] plus qu’une coche… nous voulons être la plate-forme principale“, déclare Michael Schmid. “Depuis le premier jour, lorsque nous avons commencé à soutenir Fortnite sur le magasin, nous avons eu une ingénierie en collaboration avec Epic non seulement sur le jeu, mais sur l’Unreal Engine, et c’était un support qui s’est développé au fil du temps“, ajoute-t-il. “Apple a envoyé plus de 500 millions de communications marketing sur Fortnite“, en Août 2020, continue d’ajouter le témoin. 11 mois avant l’interdiction, “nous avons dépensé un peu moins d’un million de dollars. … C’était bien plus que n’importe quel autre jeu sur lequel j’avais travaillé à ce moment-là, et plus que ce que j’ai vu [sur] n’importe quel jeu depuis […] C’était assez intense. Il y a eu des appels téléphoniques à 3 heures du matin, des appels téléphoniques à 5 heures du matin, des appels téléphoniques de Noël, c’était une relation assez exigeante“, affirme Michael Schmid. Avant l’interdiction et la polémique, il est évoqué une relation “assez tumultueuse. Il y a eu beaucoup de bons moments et beaucoup de moments vraiment stressants. Mais c’était “absolument positif” sur le magasin“. Michael Schmid évoque même un jeu vidéo auquel toute sa famille (femme et fils) jouait chroniquement et qu’il était à l’époque “génial” de pouvoir le déployer sur l’AppStore en raison de sa popularité. Tentant peut-être (ndlr) d’expliquer une des raisons qui a créee des tensions ou animosités, Apple demandais à l’époque de nombreuses révisions pour Fortnite alors qu’Epic Games se concentrait essentiellement sur le développement de nouveaux contenus pour son jeu vidéo. En relation avec ce dernier point, une série de mail du 27 Mars 2019 qui reprend l’explication du témoin avec des phrases un peu plus acerbes comme “on a presque l’impression qu’ils abusent des demandes accélérées en raison d’un problème systémique de leur côté” (collègue de Michael Schmid). Le mot “abuser” est nuancé par le témoin qui explique que les demandes de révisions accélérées n’étaient pas honorées ou réglées. Michael Schmid poursuit en disant qu’Apple, au final, savait presque toujours que les dernières mises à jour Fortnite ne seraient pas honorées (pour l’utilisateur, également, sous iOS) et qu’il faudrait quand même continuer à patienter avec ces retards multiples. Le témoin explique qu’à force il a été ami avec certains membres de l’équipe Epic Games. Les avocats Apple demandent de les nommer : objection des avocats Epic Games. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : contre-interrogatoire des avocats Epic Games. La question de réduction de commission est posée : “nous ne l’avons pas faitrépond Michael Schmid. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : retour sur l’exemple vidéo (Candy Crush, précisément) de tout à l’heure. Les avocats Epic Games ne le trouve pas pertinents du fait qu’il ne montre pas la procédure de connexion-site. La vidéo ne semble pas réaliste du point du vue des avocats Epic Games pour les utilisateurs qui viennent de l’environnement de connexion Apple. Finalement, Michael Schmid avoue : Apple ne permettait pas à l’éditeur King (du jeu Candy Crush, donc) d’informer les utilisateurs sous iOS et possèdant l’application mobile qu’ils pouvaient acquérir la monnaie virtuelle du jeu ailleurs <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : recherche sous iOS via la barre dédiée (cf. journée du 18 Mai 2021). Les avocats d’Epic Games contestent que cela est fortement connu et exploité par les utilisateurs sous iOS ce que conteste Michael Schmid. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : concernant le processus de connexion Apple avec une application mobile, MIchael Schmid maintient le fait que si l’option existe, cela reste “le choix du développeur<<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : retour sur une des plate-formes citées en début de cette journée du 19 Mai 2021, Hearthstone. Sur question de la Juge, Michael Schmid indique qu’en application native ou non, le pack de cartes est le même soit 2,99 dollars. “Le consommateur paie la même chose ?” (la Juge). Michael Schmid répond que les utilisateurs auront tendance à dépenser plus sur le site Web, du fait de la commission AppStore. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : retour du cas Roblox (Apple estimait que ce n’était pas un jeu vidéo). Le procès en cours a retenti jusqu’aux créateurs de Roblix qui ont renommé le jeu en tant que “expérience” avec, pour les applications mobiles Android et iOS, un onglet nommé non-plus “jeux” mais “découverte“. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : les accords de paiements-développeurs sont épluchés par les avocats Epic Games. Ceux-ci évoquent notamment une “culpabilité par association” : l’accusation est déduite sur le mot “encouragé” au sein de cet accord (notamment pour les attitudes ou comportements troubles, suspects) pour légitimer, dans un contexte précis, une rentenue des paiements-développeurs. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : fourchette estimative, Michael Schmid évoque plus de 100 M de dollars pour les commissions touchées par Apple sur le jeu vidéo Fortnite (iOS). Les avocats Epic Games rebondissent : Apple, un peu plus haut, a déclaré que la promotion Fortnite était d’environ 1 M de dollars. “Une bonne affaire“, est-il estimé par les avocats.

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : Craig Federighi (VP senior de l’ingéniérie logicielle iOS et macOS, de sécurité, de confidentialité et de concurrence Apple) est appelé à la barre. “Les iPhones sont des cibles très attractives. Ce sont des appareils très personnels qui vous accompagnent tout le temps. Ils ont certaines de vos informations les plus personnelles – bien sûr vos contacts, vos photos, mais aussi d’autres choses“, explique le témoin qui exposent les soucis sécuritaires et plus généralement le cas des cyber-attaques avec des malwares et leurs menaces permanentes. A la question d’un chargement latéral supposé sur l’AppStore : “aucun examen de la politique humaine ne pourrait être appliqué car si le logiciel pouvait être signé par des personnes et téléchargé directement, vous pourriez mettre en place une application dangereuse et personne ne vérifierait cette politique“. Craig Federighi explique la différence de boutique en ligne macOS et iOS du fait que iOS possède un niveau de sécurité bien plus élevé que macOS. La Juge se réfère au témoignage de James Mickens qui expliquait (de manière non-chiffrée comme la plupart de ces propos) que la sécurité iOS et Android était équivalente. Cette fois, Craig Federighi répond avec des sources pour confirmer ses propos : selon un rapport de Nokia, Android était sujet  aux malwares 30X plus qu’iOS. 50X selon un autre rapport (inconnu ou non-divulgué au procès). Le témoin explique, en toute transparence, que macOS est beaucoup moins sûr et qu’il faut vraiment être très prudent pour ne pas avoir d’infections. Sans “minimiser” les attaques 0-day, Craig Federighi relativise en affirmant que cela n’est pas à la portée (exploit) de n’importe qui. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : revue d’un autre argument de James Mickens, qui évoquait un dysfonctionnement au niveau de l’examen des applications mobiles de l’AppStore. Cela ne concerne pas qu’Apple : difficulté de repérer les aspirations de données programmées ou dissimulées sous certaines applications malveillantes ou légitimes. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : évocation du programme Entreprise Apple. Craig Federighi explique, à nouveau en toute transparence, que ce programme n’exempt pas de failles potentielles pour iOS ou l’absence d’App Review peut être un facteur d’ “abus imporatnt”. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : après la pause-déjeuner, retour (toujours avec Craig Federighi) via un PoC sécuritaire (injection de page : leurre du magasin AppStore + diffusion de la viralité depuis les DMs des comptes-utilisateurs) <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : au sujet de l’expérience-utilisateur en terme de sécurité, les profesionnels peuvent avoir des attentes différentes de la mentalité Apple. Quand cela est le cas, ils se tourneront vers des terminaux concurrents comme Android. “Lorsque les utilisateurs achètent un appareil Apple, ils le font parce qu’ils ont choisi une expérience utilisateur intuitive et cohérente, sûre et fiable“, répond Craig Federighi. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : concernant le cloud-gaming, le support est effective sous l’AppStore mais il faut que chaque jeu vidéo compatible soit répértorié disctinctement, à l’unité. Un point justifié par Craig Federighi sur le fait que le contrôle parental procède de même sous iOS. “Vous perdriez toute cette gestion individuelle, alors vous devez maintenant donner à cette application d’agrégation l’accès à la somme de toutes les autorisations de toutes les applications que vous utiliseriez“, justifie t-il, ce qui reviendrait (si application unifiée) à donner une unique permission pour un lot d’applications. Question issue de la Juge (et re-posée) : la différence entre Netflix et un jeu de type cloud-gaming. Le témoin rappele que l’utilisateur lambda ne voit aucune distinction et traite l’ensemble comme une application de streaming de contenus type vidéo.  <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : contre-interrogatoire des avocats Epic Games énergique. Il est souligné (bien que la remarque ne concerne bien sûr qu’Apple : il en va de même pour Epic Games…) qu’aucun développeur n’est venu pour défendre leur cause. Retour sur le rapport de Nokia : les avocats affirment (Craig Federighi consent tout en affirmant qu’il “a ces données maintenant”) que le témoin avait signalé qu’il n’était pas au courant de cet aspect sécuritaire (Android plus insécuritaire qu’iOS). Concernant le programme Entreprise Apple (un peu plus haut, Craig Federighi expliquait les abus potentiels), il est demandé si c’était par manquement d’enquête approfondie. “Ecoutez, je ne peux pas vraiment répondre par oui / non” (Craig Federighi). <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : après de nombreux documents pour prouver (??), les avocats Epic Games tentent de prouver que les utilisateurs peuvent être contraints à être hors de l’AppStore pour les applications mobiles soumises mais non-validées par les directives Apple. Les avocats Epic Games proposent de mettre l’examen d’application au sein du système… de notarisation. Craig Federighi commence à expliquer pourquoi cela ne serait pas pertinent avant qu’il ne soit coupé… Concernant la sécurité macOS, des applications (non sur la boutique en ligne) sont promus bien ce qui amène parfois l’utilisateur à cliquer vers une boutique, donc, externe au système. Les avocats Epic Games soulignent le danger notamment dans le milieu éducatif ou les terminaux sont mis en avant, ce qu’admet Craig Federighi, concernant l’aspect scolaire-éducatif. Un mini-tacle Epic Games, en soit, concernant également la prudence de navigation (comparée avec une voiture par Craig Federighi) sous macOS. <<<

 

>>> Mise à jour du 19 Mai 2021 : retour, finalement (et après évocation d’un mail autour d’une application cloud-computing pour prouver… ?) sur la notarisation (cf. point ci-dessus). “Les contre-mesures techniques, les protections, seraient toujours en place. Mais le niveau, le [genre], la sophistication de l’attaque seraient plus grands“, peut enfin répondre Craig Federighi. Autre explication possible pour le témoin, au sujet du suivi approfondi (cf. un peu plus en haut) qui ne serait pas fait de manière complète par Apple (accusation avocats Epic Games) : pour certains évènements (faillite est-il notamment cité), il est difficile de suivre à la trace les entreprises du programme et de vérifier, une à une, si elles sont en conformité (ndlr : à moins d’avoir un service externalisé ou interne pour le faire ?). Enfin, pour l’histoire du sytème macOS, en général, les adultes dont les étudiants verrouillent assez bien l’ensemble et la métaphore de la voiture était assimilée, dans l’esprit de Craig Federighi, à un usage (bureau) beaucoup plus risqué, sécuritairement. Fin de cette journée : la suite demain et après-demain… A suivre ! <<<

 

 

 

 

Source : Adi Robertson (TheVerge), live-tweets.




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