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[Le récap’] 3 Mai 2021 : ouverture du procès opposant Epic Games à Apple ! (ouverture des festivités…)

20 Mai 2021

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : avant-dernier jour de procès. En avance, les avocats d’Epic Games surprennent l’audience (stratégie-mystère) en évoquant la possibilité, dès le début de l’audience, d’appeler des témoins non-prévus… fort heureusement, la Juge rappele qu’il n’y a rien en teneur pour justifier ce type d’appel à témoin-suprise (demande rejetée). Donc, le procès débute avec Dominique Hanssens, professeur de recherche distingué en marketing à UCLA Anderson Graduate School of Management. Preuves à l’appui (classeur, livre), il a été rassemblé des élements pour savoir si les utilisateurs sous iPhone et iPad jouant à Fortnite (panel intégrant, cette fois, les 13 ans et plus contrairement à l’enquête de Peter Rossi : cf. journée du 14 Mai 2021) le faisaient potentiellement d’une autre manière. Autre point (toujours concernant l’étude de Peter Rossi) : lorsque l’analyse concerné à été interrogé il y a quelques jours, il justifiait la non-possibilité de mettre le panel des adolescents (inférieur à 18 ans) du fait de la difficulté de retracer avec justesse la valeur statistique à ce niveau, ce qui avait contraint – le contrôle parental était alors évoqué comme pretexte – à exclure ces tranches d’âge alors que le jeu vidéo mobile Fortnite concernait très largement ce public-cible. Dominique Hanssens a expliqué que des “procédures standards” ont été, tout simplement, utilisés pour demander le consentement parental et exploiter cette donnée. Enfin, l’étude à porté sur une période beaucoup plus longue : 12 mois contre 1 mois pour celle de Peter Rossi (hors cas de la période : après les vacances scolaires ce qui pouvait potentiellement ne pas être pertinent). Le comportement des joueurs Fortnite sous iOS a également été analysé en second objectif d’étude. <<<

 

Résultats (conclusions) de la première étude de Dominique Hanssens.

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : résultats de ces deux objectifs d’enquête. Concernant le premier (si les joueurs Fortnite iOS utilisaient d’autrs appareils – iPhone, iPad – Apple pour jouer au jeu vidéo mobile), l’enquête a révélé que “92 % des répondants […] ont régulièrement utilisé au moins un autre type de terminal” et que “99 % des répondants […] ont régulièrement utilisé ou pourraient avoir régulièrement utilisé au moins un autre type de terminal“. Parmi les élements de l’enquête initiale (de Peter Rossi) reprochés par Dominique Hanssens, la formulation des énoncés ou question qui utilisait l’affirmative (oui..) plutôt que la négation. <<<

 

>>> Mise à jour du 20 mai 2021 : après les avocats d’Apple, place aux avocats d’Epic Games. L’analyste répond par un “oui” à la question relative sur sa qualité d’analyste en tant que “conception générale des enquêtes“. Les avocats Epic Games évoque un critère de substituabilité (léger ou important : prêt du terminal, pris en main par un membre de la famille pendant quelques minutes comme un enfant…) qui n’est pas sous-pesé dans l’enquête. En toute transparence, l’analyste lui-même évoque un manquement au niveau des migrations éventuelles de terminaux mobiles, pendant la période couverte (12 mois, donc) par l’étude. “Vous ne vous souciez tout simplement pas de la raison pour laquelle les répondants utilisaient leurs appareils“, rétorquent les avocats Epic Games. L’analyste répond par l’affirmation et dans la mesure où il a été engagé spécifquement dans ce but (pas pour analyser les types d’applications mobiles utilisées, notamment). Argument tranchant, les avocats citent en exemple le cas d’un appareil (console de salon, ici) où les joueurs peuvent l’utiliser mais pour visionner simplement un film en VOD par exemple (Netflix est mis en exemple). Contre l’imprécision de l’étude de Peter Rossi a été troqué la précision d’informations en partie pertinentes, via l’étude de Dominique Hanssens. Dans les faits, pour le cas de la Microsoft Surface (citée en exemple par l’analyste qui explique que les gens ne peuvent généralement pas faire la différence entre un smartphone ou une tablette, phablette…), l’opinion publique lambda peut parfois difficilement savoir si ce qu’il a dans les mains est un PC ou une tablette. Du reste (ndlr) il s’agit d’un terminal. <<<

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : les analyses autour des terminaux Windows (smartphones) sont décortiquées par les avocats Epic Games qui soulignent le fait que ces terminaux “ne sont plus vendus” ; ce que “sait” Dominique Hanssens. Sur 500 répondants, 150 personnes ont sélectionné Windows Phone ce qui peut compromettre les données (indicateur de robustesse potentiellement remis en cause mais ce qui n’a pas été le cas par l’analyste). Les avocats Apple viennent justifier cette statistique en exprimant l’hypothèse que les panelistes ayant sélectionné l’OS de Microsoft avaient en fait un modèle plus contemporain que ce que les avocats Epic Games avaient à l’esprit (gamme Surface, par exemple). De ce fait, si “confusion” il y a pu avoir sur les Windows Phone par les panelistes il y a eu peut-être confusion générale sur l’ensemble de l’enquête, suggèrent les avocats Epic Games. <<<

 

 

De gauche à droite : brevets accordés (application, design) par Apple et,
part attribuée au budget recherche et développement au sein d’Apple de 2005 à 2020 (année fiscale).

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : au tour de James Malackowski, CEO à Ocean Tomo, de venir à la barre. Selon son rapport-témoignage, Epic Games rechercheessentiellement une licence obligatoire sur toute la propriété intellectuelle nécessaire pour distribuer des applications aux utilisateurs iOS“. Pour asseoir solidement son rapport, l’analyste explique qu’il a également veillé à ce que les brevets déposés sont utilisés, exploités. Les avocats Epic Games interrogent l’analyste sur sa relation avec le monde open-source. James Malackowski répond simplement qu’il s’est concentré sur la technologie propriétaire, plus précisément un brevet relatif à l’API (graphique) Metal d’Apple (exploitée sous Fortnite) ainsi qu’un autre brevet sous UI Kit. Les conclusions dégagées par l’analyste montrent une augmentation régulière du développement via ce type de brevets. Des technologies Apple telles que CoreML peuvent expliquer ce phénomène, du fait que la qualité apportée par cette tehchnologie a eu un impact sur le développement d’applications. <<<

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : l’accord-développeur Apple est évoqué. Hormis les frais d’intégration d’une application mobile à l’AppStore, il n’y a pas de frais pour l’exploitation de la licence-développeur. Une licence “limitée” (selon si usage d’AppReview ou non, est-il affirmé par l’analyste). Toujours selon les conclusions de l’analyste, de ce fait, Epic Games chercherait a s’assurer un contrôle du début à la fin de la chaîne pour une application mobile comme Fortnite (ndlr : quand bien même celle-ci fait partie d’un magasin concurrent et disposant de sa propre politique de fonctionnement à ce niveau) en ne permettant pas à Apple d’exiger, finalement, quoi que cela soit. Le fait que le jeu a été conçu par Epic Games justifierait que les droits sont pleins ce qui n’est évidemment pas possible dès lors que l’on soumet sa distribution sur une plate-forme (en général, cela n’est pas gratuit et illimité…). <<<

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : contre-interrogatoire des avocats Epic Games qui débute avec le fait que d’autres témoignages (de James Malackowski) dans d’autres affaires étaient jugé peu fiables (ndlr – pas d’objection ?). De nombreux procès (dont celui d’Oracle et Google) n’ont pas retenu le témoignage de l’analyse ce qui, en l’état, peu ne rien prouver vu qu’il s’agit d’un autre procès et d’un procès en cours. Concernant les graphiques un peu plus en haut, les avocats Epic Games notent qu’ils manquent de faits chiffrés détaillés, notamment au niveau des actifs ou des revenus totaux, pour la partie recherche et développement. Autre point, dans le contrat signé entre Apple et le développeur (sur l’exploitation de licence), les brevets concédés ne figurent pas clairement. L’analyste répond que c’est le cas en précisant toutefois que cette information est inscrite officiellement (mais pas dans ce document). James Malackowski est d’accord sur le fait que ce cet accord-développeur devrait théoriquement recenser les types de brevets concédés. Les avocats Epic Games continuent leur investigation en demandant si une ventilation des API-même (part open-source notamment par rapport à l’investissemnt technologique d’Apple !…) a été effectué. Ce n’est pas le cas de même que les motifs de refus (notamment magasin dans magasin) pour exploiter l’IP Apple <<<

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : retour aux avocats d’Apple qui reprennent la main. L’analyste précise que l’accord-développeur (pour la partie où il est repproché que le listing-brevet est absent) tient compte en général d’un porte-feuille large de brevets pour éviter d’annoter un à un (existence d’un appendice ? – ndlr) les innombrables brevets que l’éditeur peut exploiter ou conceder. Les avocats d’Apple reviennent sur la remise en cause de la valeur du témoignage de l’analyste dans d’autres affaires judiciares : il a témoigné dans de nombreuses affaires et pas uniquement celles citées par les avocats Epic Games où le témoin a vu son témoignage évincé. <<<

 

En aparté, la date d’audience pour Google (à l’encontre d’Epic Games) vient d’être fixée par le Juge, au 22 Juillet 2021. Pour les même motifs qu’Apple, Epic Games remet en cause une supposée situation monopolistique (anti-trust) concernant la distribution de son jeu Fortnite. Il s’agit, là aussi, de cette fameuse commission qui est remise en cause.

 

>>>  Mise à jour du 20 Mai 2021 : Aviel Rubin, directeur technique, Institut de sécurité de l’information de l’Université Johns Hopkins. Avant tout, les avocats Epic Games continuent les retournements de situation : ils voudraient appeler un témoin au sujet des achats in-app dont les aspects commerciaux – paiements – auraient été évoqués ou entendus par Apple (notamment avec Phil Schiller) bien avant leur introduction officielle. Il y aurait potentiellement des développeurs qui pourraient témoigner à ce sujet. Point qualifié de “critique” par un des avocats, la Juge note qu’il fallait alors s’en soucier en conséquence. En l’absence de témoin présentemment, il sera accordé au mieux le dépôt des documents relatif à ce point, explique la Juge. Aviel Rubin explique le rôle de l’AppStore, ses avantages et réappose les dangers sécuritaires d’un malware (tout comme Craig Federighi, hier, cf la journée du 19 Mai 2021). “La vérité est que, dans les études que j’ai lues, les indications sont globalement environ 3 fois plus d’appareils Android que d’appareils iOS, mais ici, nous voyons que le ratio est beaucoup plus élevé pour les infections sur Android“, explique le témoin, ce qui confirme, plus encore, les propos de Craig Federighi. <<<

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : diverses conclusions d’Aviel Rubin, selon le rapport RiskIQ (2020) sur les risques sécuritaires en mobile. Contre-argument (en faveur d’Apple) : le rapport met en lumière que la sécurité est drastique au sein de l’AppStore (comparaison avec Fort Knox) en limitant au compte-goutte les hébergements d’applications mobiles (ce que contestait Epic Games en affirmant que les contenus choquants ou offensants pouvaient allègremment s’y instiller) <<<

 

>>> Mise à jour du 20 Mai 2021 : au tour d’un autre rapport sécuritaire d’être épinglé. Il s’agit d’un rapport (PurpleSec) sur les menaces sécuritaires de 2020, également. Les cyber-attaques par ingéniérie sociale sont évoquées. Selon ce rapport et pour 2020, 98 % des attaques étaient de cette nature. Aviel Rubin affirme que les applications avec contenu pour adulte sont plus favorables à faire transiter une charge malveillante. Les malwares sous macOS sont évoqués (un exemple via TechCrunch, au sein du système de notarisation, évoqué il y a quelques jours, justement… un autre article – via Wired – sur le même sujet, publié en Août 2020). A nouveau, les avocats Epic Games reviennent sur le sujet de la notarisation en demandant au témoin si cela résume le concept de cet outil. Aviel Rubin répond que les articles traitent plutôt de l’ex-filtration (ou PoC) de la donnée dans le cadre d’une faille sécuritaire. Après avoir confirmé que la donnée de cette faille était de nature sensible (du fait que le terminal mac pouvait être amené dans presque tout les endroits de la maison ou de l’environnement-utilisateur physique), le témoin est interrogé pour savoir si le système de révision Apple pourrait être appliqué à la concurrence. “Si vous clonez Apple” (Aviel Rubin). Fin de cette journée : dernier jour de procès, le 21 Mai 2021… A suivre ! <<<

 

 

 

Source : Adi Robertson (TheVerge), live-tweets.




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