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[Le récap’] 3 Mai 2021 : ouverture du procès opposant Epic Games à Apple ! (ouverture des festivités…)

11 Mai 2021

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : Débat autour des achats in-app (intégrés à l’application mobile, du contenu que l’on peut acquérir sans passer, par exemple, par une plate-forme intermédiaire mais directement depuis une application mobile, donc) avec David Evans, qui préside le groupe Global Economics. Un point développe la différence entre les entreprises commercialisant des contenus numériques et celles qui n’en proposent pas (les cas de Starbucks et Tinder sont cités : respectivement, l’un ne passe pas par l’achat numérique tandis que l’autre le pratique, évoque David Evans). La Juge questionne l’analyste : Apple peut-il trouver un autre moyen que de faire passer l’internaute par un achat in-app ? <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : Distinguo expliqué par David Evans entre “la fourniture du service de paiement” (transaction, pour une application mobile donnée, entre le consommateur et le développeur) et les étapes de paiement (front-office) visibles pour ledit consommateur. La juge a besoin d’analyser les élements : le sujet sera ré-évoqué plus tard <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : “pour le compte d’un client anonyme“, un document analytique a été conçu – par l’analyste David Evans dont plusieurs pièces dont cette dernière sont retenues par les avocats d’Apple, est-il consigné – pour étudier la valeur finançière ou capitalistique des éco-systèmes Apple depuis Juillet 2016. Cette pièce à conviction (soumise à la Federal Trade Commission) permettrait de mettre en relief une position dominante d’Apple, estime David Evans, depuis au moins 2010. La parole de l’analyste est remise en cause ou est décortiquée à la loupe : la conclusion du rapport confirmerait qu’Apple n’est en concurrence avec aucun autre fabricant, relit sous forme de question l’avocat d’Apple (déstabilisation). David Evans semble ne pas comprendre et préfère botter en touche… A suivre ! <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : la question de la console de jeu vidéo est évoqué. Après les ventes à perte (Microsoft et Sony notamment, cf. un peu plus en bas), les avocats demandent des comptes (statistiques) à David Evans : “vous ne niez pas que presque tous les propriétaires de consoles de jeux possèdent un smartphone, n’est-ce pas? Et vous ne prétendez pas que 60 à 90% des propriétaires de consoles de jeux ne jouent que sur des consoles, n’est-ce pas ?“. Pas de chiffres en mémoire pour le jeu Fortnite, indique David Evans mais un “pourcentage élevé” des personnes jouant au jeu vidéo acquis sur un environnement issu d’une console de jeu vidéo. Les conclusions et analyses de David Evans sont remises en cause (notamment sur les coûts de migration pour un utilisateur désirant changer d’environnement-système, autre qu’Apple). Estimés élevés par l’analyste, l’avocat souligne que cela peut ne pas s’appliquer aux solutions Mac. <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : URL de redirection, lien promotionnels externes, tiers évoqués. Apple ne permet pas aux développeurs d’indiquer aux consommateurs un comparatif ou des ordres de prix (moindres) existant ailleurs que sur l’AppStore pour une application mobile donnée. Le juste questionne : “si Apple n’avait pas ces règles, le problème serait-il résolu ?”. David Evans indique, selon son opinion, que la puissance d’Apple existerait toujours “mais diminuerait certainement”. De ce fait, les avocats d’Apple interrogent sur la pertinence d’un tel schéma à appliquer (proposer des URLs concurrentes depuis une boutique en ligne d’applications mobiles). Les avocats évoquent les circuits courants que Epic Games peut emprunter pour faire la promotion de ces produits ou jeux vidéos (radio, TV, journal papier, journal numérique…) <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : l’AppStore est évoqué. Selon David Evans, “deux produits” sont proposés (distinguo “fourniture du service de paiement” et la partie front-office, pour l’utilisateur, permettant de valider les étapes de paiement, cf. point un peu plus en haut du 11 Mai 2021). “Pour certains développeurs, ce seraient des compléments, pour d’autres, ils pourraient être indépendants“. Quand il est demandé si Google (Play) constitue un concurrent conséquent ou massif sur le marché mobile il est répondu que les consommateurs de produits et applications Apple ne semblent pas attiré par les applications mobiles du Google Play Store. Idem pour le magasin en ligne d’applications Samsung, rétorque David Evans qui argue que peu importe le fabricant, Apple reste(ra) dominant du fait de “l’incapacité des développeurs et des utilisateurs à passer de l’App Store aux magasins Android“. Après la pause-déjeuner, les avocats d’Apple alimentent à nouveau la discussion en soulignant un fait : si l’analyste estime qu’Apple domine les PDM iOS à 100 %, rien n’indique, pour l’heure, en revanche que l’entreprise est en état de monopole sur le marché mobile et des smartphones. Le rapport qualité-revenus, pour les applications mobiles d’Apple est évoqué (pour contre-carrer l’argument de position monopolistique ou, plutôt, dominante, de David Evans dans ses analyses) : les avocats de l’entreprise rappelle un témoignage du 10 Mai 2021 qui explique que l’AppStore augmentera ses gains en aidant l’utilisateur à acheter des applications ; et vice-versa (diminution des gains), lorsque la qualité d’une application n’est pas au rendez-vous. David Evans dit que cette logique ne s’applique pas : il a “observé” des preuves d’un qualité moindre pour une application donnée sans que cela n’impacte les gains-revenus d’Apple. Pour David Evans, un autre fait peut co-exister : bien que parfois un service ou une application mobile s’avère médiocre ou de piètre qualité, les revenus d’un magasin en ligne peuvent ne pas s’en trouver affecté. Sur demande de l’avocat d’Apple, David Evans confirme qu’aucune preuve n’incrimine Apple sur un potentiel sacrifice de ses gains à court terme pour évincer la concurrence. Au-delà des questions épineuses anti-trust, David Evans opine à la question suivante : “à votre avis, avant 2010, il ne serait pas anticoncurrentiel» de ne pas avoir de boutiques d’applications concurrentes, n’est-ce pas? Ou refuser d’accorder une licence à des développeurs tiers ?“… A suivre ! <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : au tour de Susan Athey (professeure d’économie à l’Université de Stanford School of Business, section technologie) de passer sous le feu des questions. Les avocats d’Apple veulent revenir sur certains propos de l’analyste en notant, en premier lieue, que ses conclusions n’intégraient pas tout les documents interne (connaissance) d’Apple ce qui a pu biaiser ses analyses. Tout comme David Evans, Susan Athey a conclu que les coûts de migration pour un consommateur (futur) ex-iOS “enfermaient les consommateurs dans l’éco-système d’Apple“. L’experte-analyse rebondit sur l’argument des redirections URLs (cf. plus en haut, 11 Mai 2021), ces dernières n’existant pas au sein de l’AppStore : les utilisateurs doivent faire des “recherches supplémentaires“. Une application donnée peut ainsi être achetée deux fois (iOS et, par exemple, Android). Côté développeurs, explique t-elle, une “infrastructure de gestion de comptes” et de paiements seront nécéssaires pour être multi plate-forme et conserver les consommateurs ayant adhéré aux applications mobiles de l’éditeur en question. Une piste exposée par la Juge : un site Web qui centraliserait, pour chaque application mobile, les grilles tarifaires et toutes les informations (texte, notations…) pour que le consommateur puisse visuellement évaluer le choix (notamment au niveau du prix) entre telle ou telle boutique d’application. Susan Athey explique une possible réticente pour certains internautes qui seraient impatients ou qui n’aimeraient pas cliquer (clic-clic) sur une page, un lien avant d’arriver à la boutique en ligne relative. Le Juge rappelle que le choix revient à l’internaute et que cela constitue une solution alternative, en l’état. <<<

 

>>> Mise à jour du 11 Mai 2021 : l’interrogatoire se poursuit autour de ce que veulent les consommateurs et leurs habitudes, notamment, de navigation. Susan Athey souligne le fait que les applications de l’Epic Games Store sont multi-plateformes. Steam, également, le permet, dans la mesure où les développeurs ont conçu le jeu vidéo dans ce sens (multi-plateforme). Une pratique encore “naissante“, déclare Susan Athey qui, peu après, voit ses arguments en partie démontés du fait qu’elle n’a pas les connaissances ou compétences techniques pour asseoir les arguments évoqués dans diverses analyses précèdentes. Glas final par les avocats d’Apple qui rappellent, à juste titre, que la monnaie virtuelle de Fortnite,  à l’exception de Sony et Nintendo, peut être acquise depuis une plate-forme pour être dépensée sur une autre ; y compris depuis le navigateur Web Safari… A suivre ! <<<

 

 

Source : Adi Robertson (TheVerge)




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