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Mars, Lune : Airbus confirme ses partenariats avec l’ESA dans le cadre des projets ERO et EL3 !

Depuis le 29 Juillet 2020, il était déjà question d’un partenariat entre l’ESA (European Search Agency : Agence Spatiale Européenne) et Airbus dans le cadre de la mission ERO (Earth Return Orbiter) : pour rappel, il s’agit d’acheminer les précieux – et futurs : Persévérance et ses acolytes sont en route vers Mars pour un atterrissage prévu d’ici Février 2021 ! – échantillons récoltés au sein de la planète rouge vers la Terre. Pour y parvenir, tout un protocole spatial (avec de nombreux pays dont Européens) est amorcé. Si, à l’époque, Airbus était déjà pressenti pour concevoir les modules-relais, depuis le 14 Octobre 2020, cela est désormais chose confirmé !

 

 

Comme relaté dans les communiqués officiels, deux types de partenariats seront issus de Airbus :

 

  • Concernant Mars, le chantier relatif à ERO, d’une valeur de 491 millions d’euros. Le module permettant de récupérer les échantillons sera initialisée dès 2026 avec une arrivée terrestre théorique d’ici 2031 dans l’Utah : “lancé sur une Ariane 6 en 2026, le vaisseau spatial de 6 tonnes et 6 m de haut, équipé de panneaux solaires de 144 m² avec une portée de plus de 40 m – parmi les plus grands jamais construits – prendra environ un an pour atteindre Mars. Il utilisera un système de propulsion hybride à haut rendement combinant la propulsion électrique pour les phases de croisière et de descente en spirale et la propulsion chimique pour l’insertion de l’orbite de Mars. À son arrivée, il assurera la couverture des communications pour les missions NASA Perseverance Rover et Sample Retrieval Lander (SRL), deux parties essentielles de la campagne MSR“. Dans cette course-relais, le rover Sample Fetch transmettra les échantillons depuis le sol martien… une sorte de lancé sportif (tout de même 50 millions de km !…) que devra réceptionner parfaitement ERO. Une fois la précieuse cargaison acheminée sans encombre, celle-ci sera directement placé au sein d’un module Earth Entry Vehicle (EEV) pour que celui-ci voyage en toute sécurité jusqu’au sein du système Solaire, en direction de la Terre. Enfin, tout comme en confinement sanitaire, une quarantaine sera observée avant de pouvoir ouvrir et analyser les tubes ;

 

  • Concernant la Lune, le chantier relatif à EL(x)3 (European Large Logistic Lander) : “le concept EL3 Airbus utilisera des techniques de navigation basées sur la vision, d’abord développées par Airbus pour le véhicule de ravitaillement ATV ISS pendant l’orbite de descente elliptique et la descente motorisée pour atteindre une précision d’atterrissage sans précédent. De plus, EL3 sera équipé d’un système autonome de détection et d’évitement des dangers. Ce système analysera le site d’atterrissage à la recherche de dangers potentiels (petits rochers, cratères ou pentes locales) qui sont trop petits pour être identifiés par des satellites de télédétection. Sur la base de cette évaluation autonome des dangers, le point d’atterrissage le plus sûr à portée sera identifié et l’atterrisseur sera guidé vers cet emplacement“. EL3 accusera 8,5 tonnes environ pour un chargement de matière (cargo) jusqu’à 1,7 tonne et sera lancé depuis une fusée Ariane 64 (à Kourou, au Centre spatial guyanais ou CSG pour les intimes). 4 jours après son envol, cette charge utile épousera une trajectoire en “orbite lunaire basse” pendant, maximum, 14 jours, avant de pouvoir alunir en douceur. Tout comme la NASA qui tend vers une exploitation commerciale spatiale, Airbus confirme déjà avoir un calendrier chargé pour EL3 via “3 à 5 missions” réparties sur la décennie. Le constructeur est confiant en annonçant un déploiement des lancements à partir de cette fin d’année 2020.

 

Projet Européen oblige, le partenariat sera multiple : concernant ERO, il s’agira d’une collaboration variée et qui regroupera (à Toulouse, lieu du chantier) Thales Alenia Space Turin (assemblage, communication et module orbital) ainsi que le groupe Ariane, pour la partie relative aux moteurs à ions RIT-2X. Pour ce qui est du chantier relatif à la Lune, le projet réunira “plus de 20 ingénieurs de 5 sites Airbus” (Allemagne, France, Royaume-Uni), 6 entreprises ainsi qu’un Institut de recherche regroupant 7 pays européens. Ce projet sera sous la coupe de “l’équipe d’exploration lunaire de Brême“.

 

(Source : Wikipédia)

 

En aparté, les enjeux de la mission lunaire sont à nouveau soulignés : la passerelle lunaire, à terme, permettra d’être un point de transit de marchandises et humain (quelques personnes, pour l’heure). Une sorte d’air de repos pour repartir directement depuis cet endroit (et non-plus depuis la Lune). Il pourra aussi s’agir d’un point de ravitaillement ou, comme ERO, d’un module pour réceptionner certaines matières premières ou éléments. L’ensemble se construit actuellement en plusieurs modules (comme l’ISS) et sera partie prenante du programme Aretemis qui débutera d’ici 2024 et dont la mission principale sera un vol habité en direction de la Lune pour une durée assez longue… A suivre !

 

 

 

Sources : Airbus – 14 Octobre 2020 – ESA : partenariat pour les missions ERO et EL3.




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