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Crew Dragon 2 : une mission peu commune à celles opérées dans le cadre d’Apollo !

Retour au marathon entêtant des interviews pour nos deux cosmonautes Bob Behnken et Doug Hurley qui, toujours en direct de l’ISS, répondaient à quelques questions – relayées par la NASA – d’ABC News et NBC News en ce Lundi 8 Juin 2020.

 

De gauche à droite : Bob Behnken (derrière le dinosaure pailleté) et Doug Hurley,
à bord de l’ISS, le 8 Juin 2020.

 

Bien évidemment, le dinosaure pailleté répondait présent (pour rappel, il sert de test pratique pour vérifier que la gravité “zéro” est bien effective). A ce propos, d’ailleurs, au détour d’une question demandant ce qu’en pensent les enfants des deux cosmonautes, Bob Behnken répond qu’ils sont sûrement “très enthousiastes de voir ce jouet qu’ils ont sélectionné, flotter dans l’Espace“.

Quand on leur demande si depuis leur arrivée, ils ont appris quelque chose, il est évoqué les différences entre les simulations effectuées (entraînements) et la pratique du terrain (spatial) via “les vibrations, les approches physiques” (notamment l’amarrage). Autant de “sons, mélodies intéressantes“, selon Bob Behnken, pour mieux ressentir les propulsions ou les fameux “burn”, comme celui relatif à l’amorçage de la phase d’approche de l’ISS.

Autant d’expériences sensorielles a appréhender différemment de celles éprouvées sur Terre voire d’autres missions, selon Doug Hurley : “je doute que cela soit similaire à un voyage de type Apollo. Ce véhicule était tellement plus gros. Je pense qu’avec Falcon 9, il s’agit d’un véhicule plus petit que la navette et un véhicule plus petit que le Saturn IB. Vous sentez le véhicule[…] c’est pourquoi vous ressentez davantage la deuxième étape. Vous relevez tout, presque sans regarder les écrans, vous savez ce que fait le moteur et vous pouviez le ressentir (à ce moment-là, ndlr). C’était proche d’une sensation agréable“.

Fatalement, des questions ont tournées autour du contexte social et économique actuel vécu sur le globe entier (crise sanitaire mondiale ainsi que les récents évènements pour dénoncer le racisme universel) : les deux cosmonautes espèrent que tout comme sur l’ISS, la planète puisse s’en inspirer pour “travailler ensemble“…

La “coupole” de l’ISS (ouverte) !

 

En aparté, la NASA mettait en ligne, depuis le 5 Juin dernier, son “Spacecast weekly” : il s’agissait de revenir sur les différents évènements vécus depuis le lancement historique de Falcon 9 et Crew Dragon 2 depuis la base de lancement Kennedy-Canaveral (Floride, Etats-Unis) par SpaceX, l’entreprise privée d’Elon Musk, le Samedi 30 Mai 2020.

Chris Cassidy (actuellement au sein de l’ISS, dans le cadre de l’actuelle expédition 63) tentait une approche ludique avec une pointe humoristique via sa chronique “SSN” (Some Space News) qui expliquait comment et en quoi le stockage était vital pour la Station Spatiale : “du fait de l’inflammabilité potentielle du papier, j’ai mes notes stockées dans un sac pour assurer la sécurité de l’équipe“.

L’ISS, pour rappel, est un laboratoire qui fonctionne H24 comme un test grandeur nature : cosmonautes, équipements, technologies, logistique… tout est éprouvé pour parfaire, un jour, le voyage spatial à grande échelle ou de manière plus généralisée. En attendant, le jardinage spatial, notamment, permet de voir comment la flore peut s’émanciper dans cet environnement dénué de gravité via la culture de plantes voire d’algues.

Autre expérimentation : la transpiration ! En effet, depuis bon nombre d’années, outre le recyclage de la sueur (notamment quand les cosmonautes font du sport et s’essuient avec leur serviette : l’ensemble est filtré par la Station Spatiale depuis les serviettes qui sont laissées au non-air libre du genre), la NASA étudie le cycle des plantes (photosynthèse) en matière d’oxygène (O2) et de dioxyde de carbone (CO2) via la mission “ECOSTRESS” (ECOsystem Spaceborne Thermal Radiometer Experimentation Space Station), depuis le 29 Juin 2018.

Cette “expulsion” de CO2 a été optimisée pour tenter de prédire un manque d’eau ou un abondement d’eau.

Ainsi, tout comme la température indique une fièvre potentielle chez l’être humain, il en irait de même pour la Terre : la NASA explique que suivant la température observée sur la planète, on peut analyser les besoins éventuels en eau nécessaires…

Les mesures se font quotidiennement avec un satellite en orbite terrestre qui relaye l’information à l’ISS. Sécheresse, agriculture… les applications sont multiples pour prédire où les besoins en eau sont et seront à fournir ou, au contraire, à stopper.

On pense notamment à l’été ou parfois certaines régions ont des arrêtés pour limiter les usages en eau dans des nappes phréatiques déjà bien basses. Ou encore pour des mesures relatives aux volcans, aux populations en ville… Le programme est piloté par JPL (Jet Propulsion Laboratory).

Enfin, une visite guidée express sur le fonctionnement électrique et technologique de l’ISS, notamment la longue jungle de câbles qui est entièrement alimentée grâce aux panneaux solaires : “nous avons tellement d’équipements pour la survie et les applications en sciences que notre système électrique fait environ 13 kilomètres de câblage !“, explique Richard (Rick) Arnold.

 

Chaque panneau solaire intègre pas moins de 262 400 cellules photovoltaïques “et couvrent 2508,38 mètres carrés, soit plus de la moitié d’un terrain de football” américain. L’ISS produit en excédent 60 % bien “plus que nécessaire dans une journée“. Ce surplus sert principalement à recharger les batteries Ion de la Station Spatiale.

Pour avoir le maximum de rayonnement solaire, les panneaux sont orientables en fonction de la position du Soleil et peuvent pivoter.

L’ISS a mis en place le courant continu (pas de variation électrique) : de quoi avoir une pleine puissance du courant électrique avec un danger potentiel, en cas de défaillance, plus grand en théorie que le courant alternatif, dont ce dernier est présent, entre-autres, dans les foyers… A suivre !




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