Joy-Con drift : l'UFC-Que Choisir met en demeure Nintendo ! (le dérapage, c'est seulement dans Mario Kart...)

Alors que la jungle des achats de fin d'année s'apprête à débuter sur l'Internet et en physique, l'éditeur Japonais voit l'affaire des Joy-Con drift se profiler outre-Atlantique puisque qu'après les États-Unis, la France, via l'association des consommateurs UFC-Que-Choisir, s'apprête, elle aussi, à réclamer son dû avec une prise en charge totale et gratuite de ce défaut de fabrication ; même après la fin de la garantie (ou de son extension, payante...).

 

 

Qualifiée d'obsolescence programmée par l'association Parisienne, la Switch originelle (tout modèle confondu) mais, également, sa petite sœur et dernière-née, la Switch Lite, intégrerait se problème décelé par certains joueurs depuis le premier déploiement de la gamme, en Mars 2017. Pour rappel, ce dysfonctionnement envoie une commande "fantôme" alors que le joystick ne bouge physiquement pas, ce qui peut faire bouger, actionner un personnage ou acteur du jeux vidéo alors qu'aucune interaction n'a été faite par l'utilisateur... On image aisément les colères et frustrations que cela peut entraîner surtout s'il s'agit de jeux de plate-forme type Zelda ou le personnage marche à tatillon sur des éléments en apesanteur.

Selon l'UFC, il aurait été confirmé par certaines professionnels en SAV ou réparateurs que la source du problème résiderait dans le matériau en carbone de piètre qualité et situé sous le joystick d'un Joy-Con donné. Outre ce défaut matériel, l'UFC reproche, également, un manquement au niveau de la garantie légale (ou contre les vices cachés, d'ailleurs, ce qui peut s'y prêter), selon l'art. L217-12 du Code de la Consommation. En effet, ce dernier prévoit, dans un délai de deux ans après possession du bien (ou après la découverte du bien alors vicié, si vice caché est invoqué juridiquement), une obligation pour le vendeur en France, de remplacer le bien en question par un exemplaire opérationnel en tout point. Une loi qui, pour certains vendeur qui n'hésitent pas à faire longuement trainer l'affaire, permet au consommateur de s'assurer sur le long terme (hors parcours du combattant pour l'obtenir...) d'un remboursement du bien ou d'un remplacement du bien, selon le cas.

 

En aparté, Nintendo avait fait le compris en officialisant des manettes - classiques ou "pro" - filaires et wireless pour la gamme Switch qui ne présentent, officiellement, aucune anomalie connue à ce jour. 8bitdo, récemment, a déployé deux nouveaux modèles pour la Switch (en jaune ou en bleu).

A l'heure actuelle, Nintendo effectue un remplacement du Joy-Con depuis son SAV dédié pour la modique somme de 45 euros (acquisition Switch depuis plus d'un an). Aux États-Unis, une action en groupe a donné raison à certains consommateurs : Nintendo aurait plié en remplaçant les Joy-Con défectueux. L'UFC récolte actuellement des témoignages (formulaire rapide à compléter) et ne manque pas, comme d'habitude, de clairement faire comprendre à Nintendo que, faute de réponse satisfaisante, la suite se passera au tribunal... A suivre !

 

Source : UFC-Que-Choisir - 5 Novembre 2019 - Nintendo : mise en demeure pour obsolescence programmée et manquement de l'application de la garantie légale (ou contre les vices cachés).