Espace : inversion du flux sanguin et thrombus-thromboses !

Menée par Michael B. Stenger (qui œuvre au Johnson Space Center, à la NASA) et en partenariat avec des établissements médicales et universitaires, une étude vient de mettre en évidence que le voyage dans l'Espace n'est résolument pas de tout repos ; pour le corps humain, à prime abord : en effet, des cas de thrombus et thromboses ont été confirmés ainsi qu'une inversion du flux sanguin.

 

 

 

Sur les 11 participant(e)s au sein de la station ISS (Station Spatiale Internationale) et au cours d'un voyage de 210 jours, 7 membres (indice corporel "moyen" et âge moyen de 46,9 ans) ont présentés un trouble au niveau de la veine jugulaire interne (VJI ou IJV, en Anglais) via un flux sanguin stagnant ou inversé. L'analyse, qui porte sur trois grandes périodes (le pré-vol, le vol spatial et l'après-vol), met en évidence que la période charnière, (le vol : l'après-vol diminue légèrement les symptômes même si thrombose il y a - caillot éventuel - avec une possible intervention chirurgicale) située entre 50 et 150 jours de vol inclus, accroît, suivant les caractères génétiques, les risques de dysfonctionnement du flux sanguin, notamment pour 3 membres qui ont développé le stade 4, via un flux sanguin inversé en totalité "avec de brèves périodes de flux continue possibles", est-il expliqué.

 

Mesures rythme cardiaque et de la pression sanguine,
avant, pendant et après le vol spatial.
(Source : JAMA Network Open)

 

La microgravité est pointé comme principal argument : avec l’apesanteur, les constantes biologiques du corps agissent différemment (à long terme, on sait déjà que le squelette est affecté et qu'une fois de retour sur Terre, les astronautes-cosmonautes doivent faire une rééducation physique). Si, n'en doutons pas, la NASA veillera à contourner ce problème (quid des personnes qui ont fait des voyages antérieures alors qu'il n'y avait pas officiellement d'étude de ce genre ?...), l'évolution passera, entre-autres, par certains médicaments (un anti-coagulation spécialement conçu pour le voyage spatial et à effet latent ?), les revêtements des spationautes, imaginons-le, seront en premier ligne en terme de re-conceptualisation, pour tenter de limiter les effets anti-gravité procuré par le grand vide spatial : avec la place que prend la combinaison, il faudrait permettre une fonction drainante au niveau des jambes qui s'activerait régulièrement et à intensité variable... A suivre !

 

 

Source : JAMA Network Open - 13 Novembre 2019 - Espace : effets indésirables sur le corps humain (thromboses et flux stagnant ou inversé du sang).




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