Bio-technologie : quand une étude financée par Facebook démontre les avancées (prise - électrique - de tête) !

Le 16 Juillet dernier, Neuralink, par l'entremise du business-man et inventeur Elon Musk se voulait confiante avec sa puce neuronale dont les premiers essais cliniques devraient commencer d'ici 2020 ; voici que Facebook poursuite la lancée dans ce domaine vraisemblablement en plein essor puisque selon une étude financée par le géant social numéro un, des implants dans le cerveau permettraient de décrypter les mots depuis un algorithme informatique.

 

 

Pour parfaire le test, comme à l'accoutumé, les précurseurs vont piocher dans des cas cliniques (comme avant on allait dans les asiles pour peaufiner certaines techniques chirurgicales...) avec des personnes atteintes, ici, de troubles épileptiques. Les trois patients ont subit une opération pour accueillir ces implants dans leur cerveau avec, peut-on lire, un consentement recueillit par ses patients. Pour rappel, certaines pathologies liées à l'épilepsie, pour les cas les plus graves (on peut en souffrir sans forcément avoir l'écume aux lèvres : il s'agit d'un trouble "électrique" faisant ainsi "buger" le cerveau via des crises plus ou moins longues et plus ou moins éprouvantes) empêchent certaines parties du cerveau de bien fonctionner avec, parfois, des pertes de mémoires. Pour Facebook, cela a, semble t-il, été un cas idéal à étudier, en exploitant l'électroencéphalographie intracrânienne.

Contrairement à l'EEG de surface (un casque de fil que l'on pose au patient - avec du gel sur le cuir chevelu pour optimiser la conductivité - sans lui ouvrir le crâne, pour vérifier l'activité - électrique - cérébrale : un check-up régulier, par exemple, dans le cadre d'une vérification d'un traitement, de son efficacité sur le long terme), ici, on pose des électrodes sur la partie corticale ; plus précisément, sur le gyrus temporal supérieur, concernant la partie auditive (phonétique, acoustique...) et, au sein de la voie ventrale du cortex (aire associative dîtes "sensorimoteur") qui permettra d'identifier un objet, une forme avec la vue.

Selon les résultats, les tests semblent prometteurs, avec des réponses aux questions posées assez fluides et rapides. Reste à voir les applications possibles pour le futur avec, comme d'habitude, la question éthique dont le débat commence à peine à être entamé... A suivre !

 

Source : Nature Communications - 30 Juillet 2019 - Étude-test sur l'interface cerveau humain et machine (implants).