[Détente] Crash sonde Beresheet : la question d'éventuels tardigrades survivants sur la Lune soumise à débat ! (mission câlins)

Le 11 Avril 2019, on apprenait que le projet spatial Israélien Beresheet (qui signifie "au commencement"), en partenariat avec SpaceIL et IAI (Israël Aerospace Industries), avortait par un crash Lunaire, libérant son précieux chargement dont un certain nombre de tardigrade, des oursons d'eau, qui avaient été choisis du fait qu'ils pouvaient résister à (presque) tout les types d'environnements.

 

Si entre-temps l'équipe Israëlienne n'avait pas voulu perdre espoir en annonçant, quelques temps après (le 25 Juin dernier), une seconde version de Beresheet (qui n'irait, finalement, pas sur le Lune mais vers "un autre objectif majeur", selon un tweet officiel de SpaceIL), la version originelle de ce projet avait pour but de réussir un alunissage pour l’État d'Israël. A son bord était contenus 30 millions de données dont une copie de Wikipédia (en Anglais : gageons que l'Espace reconnaisse ce langage de manière universelle...), un exemplaire du disque numérique nomade Rosetta (qui résume les langues et dialectes sur la Terre et inspirée de la pierre de Rosette trouvée en Égypte en 1799 par Jean-François Champollion), la basa de données PanLex, les écrits de la Torah, des dessins et un livre pour enfant sur l'Espace, des mémoires de guerre notamment sur l'Holocauste, le drapeau et l'hymne audio Israëlien et, enfin, une copie de la déclaration d'Indépendance d'Israël. En plus de tout cela, l'équipe du projet avait décidé d'intégrer des organismes vivants sur la Lune (sans penser, donc, aux conséquences ou réactions en chaîne biologiques du genre...) via les tardigrades.

Ils sont connus pour résister à presque tout, en passant par des températures extrêmes (-20 à 151° C, pendant une poignée de minutes par exemple et jusqu'à -20° C sur une trentaine d'années), une pression atmosphérique, une absence totale d'eau, des radiations voire des produits ou éléments toxiques en produisant un état de "cryptobiose" comparable à l'hibernation pour un ours par exemple et qui leur permettrait de rejeter d'éventuelles toxines et de résister à l'ensemble des points ci-dessus.

 

(Source : chaîne Youtube "Brut")

 

Si les caractéristiques biologiques de ces petits oursons d'eau sont assez impressionnantes, leur survie sur la Lune reste une question en suspend puisque vraisemblablement il faudrait que certains spécimens aient survécu au crash sur la Lune (à moins que les cellules seules puissent se "reproduire", à la vue du profil génétique des tardigrades) et qu'ensuite ils aient pu se mettre en état d'hibernation / cryptobiose pour mieux se réveiller quand la planète sera plus favorable. Reste, également un autre point épineux qui ne manque pas de faire débat : l'introduction de bactéries ou organismes vivants (dont certains cinéastes, friand du sujet, n'ont pas hésité à illustrer le propos avec des films horrifiques) au sein d'une planète ou environnement inconnu, vierge... A suivre !

 

Source : Planetary.org - Beresheet (site officiel anglophone).