"Nous conservons les enregistrements jusqu'à ce que le client décide de les supprimer" : Amazon assume l'historique intrusif d'Alexa !

Début Avril de cette année, l'assistant vocal d'Amazon, Alexa, était fortement pointé du doigt du fait que ce dernier collectait à l'insu de l'utilisateur des données et enregistrements vocaux. Si à l'époque la firme Américaine se voulait rassurante en affirmant collecter ces données pour parfaire l'intelligence artificielle, il n'en est plus rien : le 28 Juin dernier, Amazon confirme par une phrase, certes simple et sans détour, que oui, les enregistrements sont collectés et conservés "jusqu'à ce que le client décide de les supprimer".

 

 

 

Les réponses aux multiples interrogations sont données par Brian Huseman, vice-Président des relations et politiques publiques ; elles font suite à la requête initiale du 23 Mai 2019 émise par Christopher A. Coons, Sénateur (démocrate) Américain (Delaware), qui avait voulu savoir de quoi il en retournait, concernant la teneur de la politique de confidentialité relative à Alexa.

Un peu plus d'un mois plus tard, sans détour mais sans empressements, également, la firme Seattlïenne de Jeff Bezos produit divers éléments de réponse comme la nécessité de collecter des informations pour nourrir l'e-learning : "pour bien fonctionner, les systèmes d’apprentissages automatiques doivent être formés à l’aide de données réelles. La parole est nuancée, dynamique et varie énormément en fonction de la région, du dialecte, du contexte, de l'environnement et du locuteur individuel, y compris son âge, du locuteur natif ou non de la langue et des troubles de l'élocution. Former Alexa avec des enregistrements vocaux et des transcriptions d'un large éventail de clients permet de s'assurer que Alexa fonctionne pour tout le monde", est-il ainsi mentionné dans la lettre rendue publique. De plus, si certains concurrents préfèrent distordre les pistes vocales, sons ainsi enregistrées, Amazon confirme qu'en terme d'anonymisation de donnée vocale, seule la protection-compte (il faut s'identifier pour consulter / jointer les données d'un terminal) fait office de barrage...

 

"Mon analyse de données a identifié trois rendez-vous de St-Valentin potentiels
pour moi : Siri, Cortana et Alexa."
(Source : KDNuggets.com)

 

Pour les utilisateurs et utilisatrices qui possèderaient - encore - un assistant vocal dans leur foyer ou sur leur lieu de travail, sachez que les enregistrements vocaux et autres données sont consultables voire supprimables depuis la page "AlexaPrivacy" (depuis le store d'Amazon) en version bureau. Si vous utilisez la version mobile, il suffit de se rendre dans les paramètres de l'application dédiée à Alexa, section "historique", selon le nombre de terminaux reliés à l'assistant. Enfin, si ces manipulations sont fastidieuses, la suppression peut se faire oralement (option à activer) via "Alexa, supprime ce que je viens de dire" ou "Alexa supprime tout ce que je viens de dire aujourd'hui".

Reste à voir si de tels appareils technologiques continueront, malgré tout, à attirer les consommateurs dans une époque ou la maisonnée devient de plus en plus connectée et pas forcément de plus en plus sécurisée comme le démontre ce type d'appareils... A suivre !

 

Source : Lettre publique d'Amazon au Sénateur Christopher A. Coons (Delaware - États-Unis) du 28 Juin 2019, en réponse à sa lettre initiale du 23 Mai 2019 concernant les pratiques de confidentialité appliquées par Alexa.




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