[Détente] Bon ninif' à la Game Boy qui a soufflé ses 30 bougies (plop) !

21 Avril 1989... Si certains ose comparer la date historique de lancement premier de la Game Boy à la célébration de Pâques il s'agit, néanmoins, d'une comparaison de taille (mais hérétique ;-P) face à l'avènement, pour les aficionados du genre, d'une des premières consoles de jeux vidéos de poche... Bon ninif' - en retard - à ce bijou technologique qui aurait eu 30 ans si la commercialisation avait perduré !

 

Comme évoqué il y a quelques années dans une news-anniversaire dédiée à ce Saint-Graal technologique, si le lancement Européen a été programmé en Septembre 1990, c'est bien le 21 Avril 1989 que son premier déploiement commercial a eu lieu, dans son pays d'origine, le Japon, par Nintendo. Certes, suivant les finesses d'esprit, quand on pense à l'appellation "console de poche", ce premier modèle ne faisait pas l'unanimité (c'était comme mettre plusieurs couches de choco REM superposées à l'arrière de son jean, enfin, si tant est que l'on ose, là aussi, l'expérience...) mais permettait de briller en société (cours de récréation) avec le fameux "Link" pour jouer à deux, mais pas trop loin, câble physique (assez long quand même) oblige.

 

Game Boy Pocket (plus fine, donc) - 1995 - Game Boy Light, Game Boy Color (dont certains coloris transparents) - 1998 - ou encore GBA pour les intimes (Game Boy Advance) - 2001 - se sont succédé avec le même but : donner un autre souffle à la machine nomade tout en collant avec les époques et la concurrence du moment avant que Nintendo ne se résigne à dégainer - le 21 Novembre 2004 - une nouvelle gamme portative via la fameuse Nintendo DS et son double-écran qui, la première fois, surprenait avec une vidéo pouvant être visible sur deux écran de haut en bas.

Côté titres, on retiendra Tetris, SuperMario Land, Wario, Bomber-man (pour ne citer qu'une infime partie bien sûr !) qui permettait d'avoir des heures de jeux (et de prises de têtes) à portée de mini-disquette dont cette dernière s'insérait à l'arrière de la bête, par glissement (fente). Si certains jeux étaient, au début, en noir et blanc, d'autres sont ensuite apparus en couleur et avec, parfois, de très belles musiques que l'on a encore en tête alors qu'il ne s'agissait "que" de jeux vidéos (Kirby DreamLand, Le Roi Lion, Pokemon...). Depuis, les éditeurs de ce marché ont bien saisis l'importance (et le business, sans doute) d'avoir un jeux vidéo abouti jusqu'aux soundtracks, avec des éditions spéciales, par exemple ; Zelda illustre bien ce cheminement.

A l'époque, le côté matériel n'était pas un handicap et l'on pouvait posséder (et se pavaner : mais, encore une fois, à l'époque) une mallette de rangement avec des compartiments spécialement prévus pour les disquettes (avec protection-boîtier), pour les accus, la console, les câbles et le reste pour garder ses mots de passe ou astuces-papiers bien au chaud (ou le goûter : la boîte était, du coup, multi-usage !). Face à certains obstacles "lumineux" (jouer en plein air), si la molette sur le côté (pour régler le contraste) ne suffisait pas, on pouvait, moyennant quelques euros, obtenir un adaptateur pour augmenter la luminosité. Une tare que les modèles suivants n'ont, fort heureusement, pas héritée.

 

Le SmartBoy d'Hyperkin Lab
(smartphone non inclus).

 

Si la Game Boy n'officie plus dans la plupart des jeunes cœurs, la vague rétro lui a permis encore de briller à nouveau via Hyperkin Lab qui a relancé, depuis 2016, la console avec une touche moderne, en utilisant le smartphone comme écran tout en le glissant dans le SmartBoy, un adaptateur qui reprend les touches et le design de la partie basse de la Game Boy d'origine, pour quelques 49,99 dollars ! Bien évidemment, si l'on possède encore le modèle d'origine en très bon état, le toucher et le gameplay (en plus du matériel qui reste encore totalement opérationnel contrairement à certains produits vendus aujourd'hui, en matière de mobile notamment, qui coûtent très cher mais son ultra-fragile...) restent incomparables... Bon ninif' !