#SaveYourInternet : directive Européenne sur les droits d'auteur soumise au vote d'ici le 12 Septembre prochain !

Évoquée de manière détaillée début Juillet dernier, la directive sur les droits d'auteur n'en a pas finit de susciter la polémique puisque, comme prévue et annoncé, le Parlement Européen étudiera prochainement le sujet le 12 Septembre 2018...

 

(Source : SaveYourInternet)

 

Pour rappel l'objet de la polémique portait, principalement, sur deux articles de la directive :

  • L'article 11 relatif à la "protection des publications de presse en ce qui concerne les utilisations numériques" qui porte sur le "droit voisin" et permettrait aux auteur(e)s de contenus de prolonger leur droit d'auteur dans le cas de reproduction, même partielle (physiquement, papier, et numériquement, format Web) ;
  • L'article 13, encore plus houleux, relatif à "l'utilisation de contenus protégés par des prestataires de services de la société de l'information qui stockent et donnent accès à un grand nombre d’œuvres et d'autres objets protégés chargés par leurs utilisateurs" qui porte sur un "filtrage automatique" et permettrait aux auteur(e)s de détecter une œuvre ou un contenu protégé enregistré depuis un site qui l'utilise, même partiellement (citation, caricature, création à partir de tout ou partie de l’œuvre...).

 

Des textes légitimes mais troublants et incompatibles avec un Internet ouvert et expressif, pour ne pas citer, par exemple, un simple billet social (Twitter par exemple) qui intégrerait une image, une vidéo humoristique mais empruntée totalement ou partiellement (tirée) à une œuvre comme un spectacle, un film, un documentaire, un flash info'... Autant d'exemple qui appauvrirait bien vite toute discussion sur Internet, jusque dans les contenus classiques comme les blogs ou sites d'actualités sauf, bien sûr, pour les grands groupes ou entités qui auraient, alors, un budget suffisant pour payer chaque "bout" de contenus ainsi empruntés... Un business du droit d'auteur ultra-protectionniste qui favorisera les auteur(e)s avant tout quitte à, finalement, ne voir leurs œuvres ou contenus que sur quelques sites importants (puisque budget allant, sans doute...). Pour les autres et les particuliers, uniquement du texte dans le pire ; des images de leur cru au mieux avec une conséquence plus que dangereuse : l'accessibilité de l'information, de ses outils à deux vitesses (suivant les ressources finançières pour se payer tel ou tel contenu). En clair et au final, à l'ère de l'information visuelle, les petites entités périront assez vite.

Pour plus d'informations ou pour tenter de comprendre, en tant qu'auteur(e)s, tout les points de vue, le site "save your Internet" (multi-langue) est toujours en ligne et propose toujours d'envoyer un mail, un tweet voire d'appeler (tout est renseigné, selon le pays et le type de demande !) un député Européen AVANT LE 12 SEPTEMBRE 2018. Se faire rémunérer pour une œuvre ou un contenu, certes, mais mettre en valeur les principes démocratiques d'une société est également non négligeable. Les ayants-droits sont avant tout des citoyens de leur pays respectifs... A réfléchir !