Généreux en data-journalisme ou en version censurée (bientôt ?) en Chine : les inclinaisons du moteur de recherche Google !

Allier éthique et affaires n'est pas toujours l'apanage des plus grands ou du moins des esprits les plus nobles... Un principe qui semble difficile à appliquer pour Google ou son portefeuille puisque le géant Américain plancherait à nouveau sur une version censurée de son moteur de recherche pour la Chine ; reste que Google n'est pas totalement diabolique dans sa stratégie puisqu'il a récemment annoncé vouloir développé plus amplement les résultats de requêtes en complétant leur information, notamment dans le domaine journalistique.

 

 

"Sur la base des commentaires relatifs aux données des 30 meilleurs journalistes dans le monde, nous avons identifié une opportunité d'améliorer l'affichage des données tabulaires dans la recherche Google, ce qui permet à tous de trouver plus facilement les données recherchées. Cela fonctionne comme ceci : les organisations de nouvelles qui publient des données sous forme de tables peuvent ajouter des données structurées supplémentaires pour faciliter l'identification des parties de l'ensemble des données à utiliser dans les fonctions de recherche pertinentes", est-il ainsi expliqué dans un billet du blog de Google, daté du 31 Juillet dernier. Côté utilisateur, l'information sera, dès la recherche, décortiquée (ce qui pourrait s'avérer un moins pour aller sur le site où l'information, le contenu initial réside) et côté acteur, elle permettra d'avoir une image ou une visibilité plus nette ce qui devrait valoriser l'identité ou la marque de l'organisation en question. Reste à voir, dans la pratique, ce que les chiffres diront à une heure où l'internaute peine à venir prendre du temps en navigation "classique" ; d'où d'ailleurs ce concept made in Google qui permettra sans doute, bientôt, d'avoir un site en mini-miniature dès que le résultat de requête...

 

Peaufiner ou libérer l'information : en Chine, la voie persisterait toujours et encore à une version censurée du moteur de recherche de Google qui aurait accepté de travailler à nouveau sur le projet (le Google.cn ayant été fermé depuis 2010). Une confidence issue de TheIntercept.com qui relate le développement d'une application Android déclinée en deux versions majeures ("Maotai" et "Longfei") et intégrant les souhaits du Gouvernement Chinois, selon la politique de censure établie dans le pays depuis 2003 (émergence du concept "grand firewall de Chine", à partir de 1998).

 

(Source : Lardon)

Le projet, qui porte le nom de code "Libellule" (Dragonfly) serait travaillé en équipe restreinte (une centaine de personnes) avec des échanges soutenues, notamment depuis Décembre 2017, avec l'un des leaders du Parti Communiste, Wang Huning, tout en préparant, depuis, des applications ou fonctionnalités liées à Google pour mieux adapter les services Web du géant aux exigences politiques de la Chine. Reste à voir si les États-Unis approuveront éthiquement et légalement ce regain Populaire de Google pour les contrées Chinoises... A suivre !