5G : Attribution des fréquences 3,6-3,8 GHz à Orange et Bouygues Telecom (9 villes en incubation-test) !

Vaste sujet à venir ou en devenir, selon les opinions, la 5G est en train de poindre le bout de son nez depuis quelques temps sur la France et dans le monde. Même si pour l’heure, la technologie est en préparation et ne sera exclusive que pour certaines villes, l’année 2018 posera les bases de la 5G avec les précieuses attributions de fréquences aux opérateurs mobiles, par l’ARCEP.

 

 

Depuis le 22 Février, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a ainsi permis à Orange et BT (Bouygues Telecom), l’exploitation respective des bandes 3 600-3 700 MHz et 3 600-3 800 MHz « pour une expérimentation 5G ». Pour rappel, depuis le 18 Janvier dernier, 9 villes ont été choisies par le régulateur Parisien (Lyon, Bordeaux, Lille, Douai, Montpellier, Nantes, Le Havre, Saint Etienne et Grenoble) pour effectuer les premiers tests (2ième phase) de la technologie « pendant 18 à 24 mois en 2018 et 2019« , pour un déploiement définitif théorique d’ici 2020 (3ième phase)

Pour BT, cela se traduira par des tests du côté de Bordeaux et Merignac, du 1er Mai au 30 Septembre prochain pour une licence d’exploitation des fréquences allant jusque fin Septembre 2020. Orange articulera ses nombreux tests autour de Lille et Douai à partir de Juin prochain, pour une licence un peu moindre puisqu’elle sera valide « seulement » jusqu’en Juin 2019. A noter que l’opérateur, largesse des bandes moindres obligent sans doute, n’a payé « que » 300 euros (200 euros + 100 euros gestion) contre 810 euros pour BT (710 euros + 100 euros de gestion).

 

Feuille de route mondiale de la 5G.

« Selon ces objectifs, la 5G devra pouvoir offrir un débit utilisateur et un débit maximal respectivement 10 et 20 fois supérieur à ce qui est disponible actuellement. La densité maximale de connexions sera multipliée par 10« , promet l’ARCEP dans son rapport publié en Mars 2017 sur les « enjeux de la 5G« , avec un débit maximal théorique de 20 Gbit / sec. (contre 1 pour la 4G), une latence minime d’1 msec. – ! – contre 10 msec. actuellement pour le réseau 4G et, du coup, un débit zonal amélioré significativement (on passerait, toujours en théorie et au m2 de 0,1 Mbit / sec. à 10 Mbit / sec.). La 5G est pensé pour les objets connectés (même si le nombre maximal du genre annoncé est le même que pour la 4G, soit 10 objets connectés) ou nécessitant un réseau plus fluide / rapide que la 4G avec des objets ou architectures (matérielles) toujours plus miniaturisées.

La question, toutefois, des antennes en point « haut » ou « semi-haut » ne devrait pas tarder à faire polémique : en effet, l’ARCEP souligne l’importance, pour les opérateurs mobiles qui usiteront la 5G, de déployer assez sinon plus d’antennes « classiques » car la technologie reposera sur une infrastructure physique « beaucoup plus volumineuse » en raison du MIMO (rayonnement) ce qui nécessitera la création voire l’adaptation d’éléments extérieurs susceptibles d’accueillir ces dispositifs tels que « les abribus, les éclairages ou les bâtiments publics, les panneaux publicitaires, etc… » ; un bombardement d’ondes déjà présent dans notre quotidien qui n’ira pas en s’améliorant avec de tels dispositifs envisagés. Gageons que, sur ce point aussi, l’ARCEP (en partenariat avec les autorités compétentes ou encore l’ANSES), sera tout aussi prolixe et bienveillante pour le consommateur… A suivre !

 

Sources :