L'AFUL appose une marque officielle "offre libre" pour logiciels libres (liiibre GNU) !

Après avoir fait le ménage (ou non : pas bien !) chez soi de cotillons et de montagnes de vaisselle (et de cadeaux souhaitons-le !), en ce début d'année 2015, il fait bon, également, de dépoussiérer voire de clarifier officiellement certains points. C'est ce à quoi s'est attelé l'AFUL (l'Association francophone des utilisateurs de logiciels libres), en apposant aujourd'hui même une marque nommée "Offre Libre", sorte de label officieux permettant de distinguer les logiciels réellement libre de droits en matière de code et d'éthique lié à l'Open Source... Bref, un envol proposé par l'association pour mieux mettre au-dessus les entreprises utilisant des logiciels libres en bonne et due forme.

 

Offre Libre_logo

 

En effet, dans son communiqué du 6 Janvier 2015, l'AFUL trace un triste constat avec des entreprises proposant des logiciels "Open Source" mais qui, en fait, ne sont pas "libres", sorte de double couche chocolatée où le client - qu'il soit professionnel ou particulier d'ailleurs - se fait avoir sur le plan financier, forcément, mais, également, sur le plan moral / éthique par rapport à la confiance qu'il avait dans l'entreprise qui lui fournissait cette prestation : "depuis quinze ans, l'Aful explique en quoi le logiciel libre est meilleur que le logiciel non libre, notamment pour une entreprise. Une rapide analyse a montré que ce Directeur des Systèmes d' Informations - DSI - pensait se fournir en logiciel libre, mais qu'il lui avait été livré du logiciel non libre "à base d'Open Source" (Open Core et Freemium) [...] Le problème est dans le décalage entre les discours logiciel libre/Open Source et la réalité des offres commerciales réellement vendues aux clients", explique Laurent Séguin, Président de l'association Française depuis 2011.

 

AFUL_logo

Dès lors, pour éviter ces amalgames et pour dissocier les entreprises jouant vraiment le jeu de la carte "libre", l'AFUL propose, une marque "Offre libre", déclinable de A à D selon le degré de "liberté" qu'offre le logiciel en question, l'association précisant bien qu'il ne s'agit ni d'un label ni d'une certification : "Un label exige de répondre strictement à un cahier des charges précis. La procédure d'obtention d'un label ne nous a pas semblé être un outil assez souple compte-tenu de la volonté d'ouverture et de dialogue de l'association [...] L'Aful ne souhaite en aucun cas faire de la certification (ni de l'inquisition). La règle est la confiance réciproque, fondée sur la connaissance de l'écosystème et de ses acteurs. L'Aful ne cherche aucunement à réguler le marché du logiciel libre et open source, seulement mettre en avant les bonnes pratiques conformes aux valeurs du logiciel libre qu'elle défend", est-il ainsi expliqué sur le site dédié à cette marque fraîchement créée par l'association. Toutefois, même si il n'y a pas de cahier des charges précis, pour l'obtention de ce label officieux, donc, sachez que le logiciel (la licence de ce dernier, autrement dit) doit être inscrit sur la liste des logiciels libres de la Fondation du logiciel Libre (FSF), que le code soit bien sûr libre pour le client et sans demande de rétribution étendue au-delà du logiciel (comme les redevances, par exemple, pour exploiter le logiciel libre !) et, enfin, qu'il y ait un support pour le logiciel libre donné.

Le site permet de faire une demande de marque pour une ou plusieurs offres commerciales pour les entreprises souhaitant rejoindre ce programme, valoriser leurs logiciels libres. La marque est valable sans limite de temps sauf si l'offre lié au logiciel libre donné évolue : il faudra alors refaire une demande via formulaire. De plus, cette action est payante : 200 euros par instruction (demande d'étude pour apposition de la marque), sauf si vous êtes membre actif ou membre donateur de l'association ; L'instruction sera, alors, gratuite - du moins la première - puis 50 euros pour les suivantes.

"La décision de rendre payant ce service répond à plusieurs objectifs. D'une part pour éviter les abus et les demandes effectuées avec peu de sérieux (ou farfelues), d'autre part obtenir une source de financement complémentaire aux cotisations des membres pour soutenir l'ensemble des actions de l'association", argumente ainsi l'AFUL en guise d'explication... Si l'action est tout à fait louable, il parait un peu dommage de demander de l'argent pour une cause "libre", tout en reconnaissant que, même pour une association, l'engagement paye mais pas les factures, malheureusement... A suivre !

 

Pour en savoir plus, visitez le site officiel de la marque "Offre Libre" avec un lien permettant de télécharger le formulaire de demande d'instruction, en cliquant juste >< !

 

Source : Pro.clubic.com