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Facebook : quand le réseau social teste les émotions de 689 003 utilisateurs à leur insu… en 2012 !

Si la confiance est une chose assez dure à acquérir ou à reconquérir auprès de certaines personnes, Facebook ne s’en est pas inquiété et a pris un raccourci bien plus aisé en testant, à leur insu, une partie de ses utilisateurs via une enquête scientifique pour analyser les états émotifs générés par les personnes lisant leurs contenus de leur flux d’actualité voire les conséquences de ces flux dans leurs cercles d’amis… Bref, quelques moyens sssubtils de plus, pour le réseau social, qui a fait d’une partie de ses utilisateurs des cobayes, sans leur permission !

 

facebook_ je n'aime... pas

 

En effet, cette étude, commandée en 2012 et réalisée pendant 1 semaine (du 11 au 18 Janvier) sur pas moins de 689 003 Facebookiens à démontré, finalement, ce que la logique aurait pu faire (mais c’est sans doute “plus-mieux” de le faire de manière scientifique) : en modifiant l’algorithme de la timeline (flux d’actualité), l’étude démontre que plus le contenu est négatif, plus l’utilisateur aura tendance à transmettre du contenu de son propre cru négatif, aussi et vice-versa si le contenu de la timeline est majoritairement positif : “Quand le nombre d’expressions positives est réduit, les personnes publient moins de contenus positifs et plus de contenu négatifs. Quand les expressions négatives sont réduites, le schéma inverse se produit...Ces résultats montrent la réalité d’une contagion émotionnelle de masse via les réseaux sociaux”, explique les chercheurs de l’Université de Cornell, à New York, dans leur étude ainsi publiée dans la revue scientifique PNAS, le 17 Juin dernier.

 

enquete facebook_graphiques pnas

Si les chiffres mettent, sans doute aucun selon les graphiques, en évidence une contagion émotionnelle de masse, toujours est-il qu’un autre point tout aussi contagieux est que l’on retrouve malheureusement sur la toile, s’est infiltré, également, dans cette étude : le non-respect de la vie privée ! En effet, il paraît bien légitime de se demander comment un panel d’autant d’utilisateurs ait pu être testé de la sorte sans le moindre accord, comme c’est le cas, par exemple, pour des enquête de statistiques où l’utilisateur s’inscrit au programme ou à l’étude proposé avant d’y répondre… Non rien de tout cela, aucun commun accord mais plutôt un contrat à l’unilatéral comme sait si bien le faire Facebook ou d’autres acteurs du net comme Google qui a cependant, depuis peu, mis en place son fameux droit à l’oubli depuis une décision de justice  de la Cour Européènne (CJUE), le 13 Mai 2014, selon l’arrêt C-131/12.

Toutefois, notons qu’en acceptant, lors de la création ou de la mise à jour de son compte Facebook, les CGU du réseau social, l’utilisateur donne pleins droits à ce genre de “dérive”, malheureusement puisque notifié dans lesdites CGU : “Comme cela est décrit dans la section Utilisation des informations que nous recevons, nous recueillons également les données provenant d’informations que nous possédons déjà à votre sujet et à propos de vos amis et de tiers afin de vous proposer et de vous suggérer divers services et fonctionnalités. Nous pouvons, par exemple, suggérer des amis, sélectionner des actualités pour votre fil d’actualité ou suggérer d’identifier des personnes dans des photos. Nous pouvons associer votre ville actuelle, vos coordonnées GPS et d’autres informations géographiques pour, par exemple, vous informer et informer vos amis de la proximité de personnes, d’évènements ou de bons plans qui pourraient vous intéresser. Nous pouvons également recueillir des données vous concernant pour vous diffuser des publicités ou d’autres contenus mieux adaptés à votre profil“.

 

facebook_logo 1

Cette recherche a été menée pendant seulement une semaine et aucune donnée utilisée n’était liée au compte d’une personne en particulier“, affirme le porte-parole de Facebook, Isabel Hernandez à l’AFP soucieux d’une telle pratique.

Ainsi, l’étude, parue seulement en Juin 2014 alors même que cette dernière a été réalisée en 2012 par un groupe scientifique pour une revue officielle, laisse perplexe quant à l’éthique de cette affaires et de ses acteurs dont Facebook qui se retrouve, une nouvelle fois au centre du débat concernant la violation de la vie privée des utilisateurs… Force est, d’ailleurs, de constater que ce cas illustre parfaitement l’illusion d’un éventuel respect de cette vie privée tant défendue sur le net et, en réalité, si peut – justement – défendue puisque de tels géant comme Facebook ont pris soin de se défendre de cette violation de la vie privée dans leur conditions d’utilisation. Un tel débat reste inutile et surtout trop vaste pour en parler dans cette news mais elle a au moins le mérite de le soulever ne serait-ce que pour ne pas l’oublier… A suivre !

Source : lesnumeriques.com




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