Nintendo : quand la Switch permet l’intégration de Linux et des possibilités qui vont avec !

Allant de paire avec la popularité, malheureusement, il n’est pas rare que certains logiciels / produits se voient rapidement hackés. La dernière console de Nintendo, la Switch, n’échappe pas à la règle, suite à un premier avertissement mis en exécution.

 

 

En effet, cet étalage fait suite à un autre, organisé alors le 28 Décembre 2017 à l’occasion du Chaos Communication Congress (une messe « cyber-noire » pour les initiés du genre et déployée annuellement par le Chaos Computer Club). Les trois compères avaient ainsi expliqués, de manière détaillée, qu’il était possible, grosso modo, d’exploiter assez aisément la boot (initialisation-mémoire) ROM liée à la puce Nvidia Tegra X1 qui recélait une porte dérobée (backdoor) permettant, par le truchement de certaines manipulations au niveau cryptographique, de réinterpréter – comprenez réécrire ! – certaines données transitant au sein de la puce sous lecture seule… Bref, une véritable problématique pour les uns voire une mine d’or pour les autres puisqu’une fois ces données modifiées, impossible, côté fabricant, de réécrire, mise à part, bien évidemment, des patchs sécuritaires pour ne pas faciliter la tâche aux personnes usitant ces manipulations.

(Source : Tweet du 6 Février 2018 de @Fail0verflow)

Véritable tsunami, l’action n’a pas désemplit puisque fail0verflow s’est chargé, à son tour, de remettre doucettement une petite couche sur ce dossier sécuritaire plus que gênant pour la firme Japonaise, en publiant, le 7 Janvier dernier, une brève démonstration vidéo avec un texte personnalisé intégré dans l’écran de veille de la console mobile. Ce même groupe a également spécifié (15 Janvier 2018) qu’il ne fallait pas obligatoirement modifier physiquement (matériellement) la Switch pour pouvoir, comme évoqué début Février (le 6), intégrer un autre OS tel que Linux. De là, tout paraît possible : à l’époque de la Wii par exemple, celle-ci pouvait accueillir HomeBrew Channel avec des jeux – ROM – piratés, ce qui la classait automatiquement, par la suite, dans la liste noire de l’éditeur de jeux vidéos qui empêchait les mises à jour systèmes « officielles » (il fallait passer par des mises à jour propres à ce système déviant).

Pour l’heure, Nintendo n’a pas encore communiqué sur le sujet mais nul doute qu’il intégrera l’information pour ses prochaines Switch avec une modification au niveau de la puce. Pour les autres, il faudra une rustine permettant de détecter, imaginons-le, les consoles exploitant cette vulnérabilité… A suivre !

 

Source : fail0verflow – Twitter  – 6 Février 2018 – Linux sur Nintendo Switch.