« Les boucles de rétroaction dopaminergiques détruisent le fonctionnement de la société » : un ex-membre de Facebook dénonce !

Alors que Facebook ne pouvait cauchemarder plus mauvaises publicités, abstraction faite de celles subies de manière chroniques presque quotidiennement, le destin s’est permis d’assombrir son bleu… L’ombre du géant social réside via les traits ou plutôt les propos d’un ancien Vice-Président du groupe chargé de booster / d’optimiser les audiences sur le réseau, Chamath Palihapitiya, qui a dénoncé les dangers de Facebook.

 

 

C’est au cours d’une conférence à Standford (graduate school of business), début Novembre dernier, que l’ancien acolyte de Mark Zuckerberg (de 2007 à 2011) a voulu se confesser et, qui plus est, face à une large audience : « Je pense que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social de la société […] les boucles de rétroaction à court terme – ndlr : les mentions, les j’aime entre-autres – dopaminergiques que nous avons créées détruisent le fonctionnement de la société« , pointant ainsi du doigt un dialogue tronqué, muté pour n’aller qu’à l’essentiel tout en oubliant parfois que les détours peuvent aussi être essentiel à une réflexion saine et construite. Une manière de procéder qui ne correspond résolument plus à cet ancien membre du numéro un social dans le monde entier voire à sa famille entière puisqu’il interdit purement à sa progéniture d’aller sur « cette merde« .

 

Mais, Camath Palihapitiya va encore plus loin en poussant son argumentation du côté des acteurs et investisseurs technologiques liés à Facebook qui n’auraient de présence uniquement grâce au facteur chance, poussé par les tendances et les popularité, permettant à chacun de jouir de ce succès fulgurant mais non vraiment palpable. Un point largement discutable puisque la réussite d’une affaire liée directement à l’Internet mise, effectivement, beaucoup sur la chance ; reste après l’idée ou le concept de départ qui, elle, est réelle et peut générer une réussite même si douteuse ou porteuse de polémiques… Bref, sans doute de quoi énerver ceux et celles qui n’auraient pas eu l’éclair de génie…

 

Bien évidemment, Mark Zuckerberg n’a pas liké (aimé) ces propos : « Chamath Palihapitiya ne travaille plus pour Facebook depuis plus de 6 ans. […] À l’époque, Facebook était une entreprise très différente et, à mesure que nous grandissions, nous nous sommes rendu compte de nos responsabilités. Nous prenons notre rôle très au sérieux et nous travaillons dur pour nous améliorer. Nous avons mené beaucoup de recherche avec des experts et des universitaires extérieur à la société pour comprendre les effets de Facebook sur le bien-être, pour éclairer le développement de nos services. Nous investissons également davantage dans les ressources humaines, et – comme Mark Zuckerberg l’a déclaré – nous sommes prêts à réduire notre rentabilité pour nous assurer de faire les bons investissements« 

 

Source : Conférence Stanford Graduate School of Business – 13 Novembre 2017 – Chamath Palihapitiya.




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