Les pages jaunes du torrent s’assombrissent : t411 est fermé, ouverture d’une « information judiciaire » (un milliard de raisons) !

Tout ce qui a un début a, fatalement, une fin et après un suivi sans relâche des autorités policières, judiciaires et des ayants-droits, voici que le site est devenu inaccessible depuis le week-end dernier.

 

 

La traque ne date pas d’hier puisque l’annuaire de torrents était mis en cause depuis 2014 du fait de son activité principale illégale, à savoir, la mise à disposition d’œuvre protégées intellectuellement mais sans contrepartie financière à fournir… Une gratuité lésant les ayants-droits, dont le préjudice est estimée à hauteur d’environ 1 milliard d’euros pour les quelques « 700 000 » liens mis en ligne sur le site, répertoriés par la section de recherche de la JIRS (Juridiction Inter-régionale Spécialisée) de Rennes.

 

Pour l’heure 6 personnes ont été arrêtés (2 administrateurs du site, en couple, installé en Suède + 4 Français) pour motifs de « contrefaçon, association de malfaiteurs et blanchiment« , et clôture une plainte ouverte en 2014 par la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et l’ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) qui avait remporté une partie de la bataille en 2015, via la fermeture du domaine « t411.me »… Une décision aisément contournée par les administrateurs du site qui avait changé la fin de l’url (« .io », « .ai » et, enfin, « .al »).

« Les gardes à vue vont se poursuivre. Nous allons procéder à l’analyse du matériel informatique et téléphonique et continuer les investigations financières, sans compter l’exploitation des éléments nouveaux« , explique le parquet de Rennes. Quant aux utilisateurs, David EL SAYEGH, secrétaire général au sein de la SACEM affirme que « la question reste en suspens. Si on a des informations sur des utilisateurs qui mettaient à disposition une grande quantité de contenus, il n’est pas exclu d’étendre la plainte à d’autres personnes. Il n’y a pas d’impunité sur Internet ».

« Les gens qui piratent, la vérité c’est qu’ils ne veulent pas rémunérer la création. L’offre légale est toujours perfectible, mais on a atteint un niveau suffisamment satisfaisant pour ne pas utiliser ce genre de prétexte qui pouvait marcher en 2004. Aujourd’hui, pour 10 euros par mois, vous avez accès à 30 millions de titres ! Il faudrait plusieurs vies pour pouvoir tout écouter […] Certains diront qu’elle n’est pas aussi performante, qu’il manque ce morceau ou celui-là…« , conclut David El Sayegh lors de son entretien sur le sujet avec LeMonde… A suivre !

 

Source : Nextinpact.com