Maladie d’amour pour Intel qui présente ses puces X-series (de 4 à 36 threads) !

Alors que le >Computex< vient d’ouvrir ses portes aujourd’hui, Intel en a profité pour déclamer quelques annonces, notamment le déploiement prochain d’une nouvelle fournée de processeurs : les X-Series, une gamme de puces 14 nm basée sur Kaby Lake-X et SkyLake-X pouvant atteindre, pour la plus généreuse, jusqu’à 18 cœurs, 36 threads… Et 1 999 dollars !

 

 

En plus Les premiers prix embarquent l’architecture Kaby Lake-X (KBL-X) et se cantonnent sans grande surprise à du quad-core, un double-canal de mémoire (DDR4), 16 lignes PCIe et une mémoire cache (L3) allant jusqu’à 8 Mo ; la technologie >Turbo Boost Max 3.0 d’Intel< en moins pour ces modèles.

 

(Source : Intel)

Côté SkyLake-X (SKL-X), que les amoureux du genre reprennent le sourire, face à des caractéristiques et performances un peu plus musclée : la micro-architecture de cette nouvelle famille de puces se positionnera, au minimum, à 6 cœurs (12 threads) et, au maximum (!), 18 cœurs (36 threads), un quadruple-canal de mémoire, jusqu’à 44 PCIe (et jusqu’à 24 PCIe, version 3.0, concernant le chipset sur lequel repose les micro-puces, X299) et une mémoire cache maximal de 16,5 Mo. Concernant ce dernier point, la firme de Santa Clara a revisité pour l’occasion son système, en allouant plus de mémoire au MLC (MidLevel Cache ou L2) qui passe de 256 Ko par core à 1 Mo par core et en diminuant le cache de troisième niveau (L3 – LLC : Last Level Cache) qui passe, en maximal, de 2,5 Mo par core et en inclusif à 1,375 Mo par core et, cette fois, en non inclusif : alors qu’auparavant chaque cache devait stocker, grosso modo, en miroir, des informations semblables, désormais, chaque cache pourra ne pas contenir à l’identique les mêmes données en mémoire ce qui devrait, en théorie, accroître les performances des puces ainsi qu’un gain de données notable… A voir, en test grandeur nature ce qu’un terminal, accueillant une puce basée sur ce principe-mémoire, pensera de cette mémoire « asymétrique ».

 

Concernant les prix, il faudra débourser entre 242 dollars pour le modèle le moins cher (Core i5-7640X) voire 1 999 dollars pour le plus onéreux (Core i9-7980XE) en notant que le fabricant Californien présente cette nouvelle gamme, pour l’heure, comme ultra-performante, premiers prix inclus (Kaby Lake-X) : là aussi, il faudra voir concrètement ce que recèle les entrailles de ces processeurs car il n’est pas dit qu’un quad-core puisse rivaliser avec, par exemple (!), un 18 cœurs associé à 36 threads (tâches d’exécution)  là où quand bien-même le quad-core peut atteindre, au maximum, 8 threads pour de la VR ou de la 4K comme mis en avant par Intel… Il faudra voir d’autres « constantes » des micro-bestioles avec exemples et démonstrations à l’appui, probablement, lors du Computex.

 

Ryzen Threadripper, CPU annoncé le 16 Mai dernier,
lors du « Financial Analyst Day ».

Bien évidemment, cette contre-attaque micro-technologique s’inscrit clairement à l’encontre de son principal concurrent, AMD, qui préfère expulser au compte-goutte, lentement mais sûrement, sa gamme Ryzen : en effet, si les Ryzen 5 et Ryzen 7 ont vu leur déploiement commercial aboutir – respectivement – en Mars et Avril dernier – la firme de Sunnyvale n’en est qu’à l’entracte et déroule la suite des festivités pour le courant de cet été, avec la gamme « Threadripper » (basée sur l’architecture « Zen »), qui promet jusqu’à 16 cœurs et 32 threads, les Ryzen 3, prévus courant du troisième trimestre de cette année, une gamme de puces octo-core / 8 threads pour les solutions mobiles (« Raven ridge » – Ryzen Mobile) qui seront introduites sur le marché pour la seconde-moitié de cette année et, enfin, une gamme PRO (versions bureau et mobile) déployée en deux temps (respectivement, seconde moitié 2017 et début d’année 2018). De plus, le fabricant en a profité pour revoir certains détails de l’AGESA (« AMD Generic Encapsulated Software Architecture »), un protocole d’initialisation de différents modules ou pièces-systèmes basé sur l’architecture x86-64 (AMD64). Et, mieux vaut tard que jamais, cette version (estampillée 1.0.0.6) apporte 26 nouvelles intégrations / fonctionnalités à la DRAM ou encore des améliorations en terme de virtualisation : « Avec le support des ACS, il est possible de séparer un système avec deux GPU de manière à ce qu’un hôte sous Linux et une VM sous Windows puissent chacun disposer d’une carte graphique dédiée. La machine virtuelle peut accéder à toutes les fonctionnalités du GPU dédié et exécuter des jeux à l’intérieur de la machine virtuelle pour une performance quasi-similaire« , est-il ainsi expliqué sur le >billet d’AMD du 25 Mai 2017<. Nul doute que nous en saurons un peu plus lors du salon technologique Taiwainais qui se déroule actuellement jusqu’au 3 Juin pour cette édition 2017… A suivre !

 

Source : Communiqué Intel – 30 Mai 2017 – X-Series.