Cayla : la poupée connectée interdite à la vente en Allemagne (spy the world) !

Difficile de trouver à la foi un(e) confident(e), un(e) ami(e) qui puissent garder à la demande et pour soit les petits secrets inavouables que l’on voudrait garder au chaud temporairement ou à jamais… C’était malheureusement peine perdue avec « Mon amie Cayla », une poupée connectée dont la sécurité-réseau est vulnérable puisque pratiquement inexistante ; une faille que n’a pas toléré l’Allemagne, en décidant de demander expressément le retrait à la vente du jouet.

 

 

« Les objets qui dissimulent des caméras et des micros et donc peuvent transférer des données sans qu’on le remarque mettent en danger la vie privée des gens. Cela vaut aussi pour les jouets« , explique le Président de la Bundesnetzagentur, Jochen Homann, dans le communiqué de l’agence, datant du 17 Février dernier, pointant du doigt une craint légitime puisque le jouet n’avait vraisemblablement pas d’accès sécurisé (mot de passe) et que les données ainsi accumulés étaient en flot libre sur le réseau puisque ce dernier prenait sa source dans des moteurs de recherche comme Google…

 

Une inquiétude déjà éveillée, d’ailleurs, par l’UFC-Que Choisir, en Décembre dernier, qui alertait déjà sur les dangers de Cayla en terme de connectivité et d’usage de données collectées : « un tiers situé à 20 mètres du jouet peut s’y connecter par Bluetooth et entendre ce que dit votre enfant à sa poupée ou à son robot, sans même que vous en soyez averti. La connexion peut même se faire à travers une fenêtre ou un mur en béton et le nom du Bluetooth, « Cayla » et « i-Que », permet très simplement d’identifier les poupées. Plus grave encore… Un tiers peut prendre le contrôle des jouets, et, en plus d’entendre votre enfant, communiquer avec lui à travers la voix du jouet« , explique l’association dans son communiqué du 6 Décembre 2016. Une lacune dont l’exploit a pu aller encore plus loin, avec de la publicité pour mieux matraquer l’esprit de l’enfant, à la manière la télé mais avec ce jouet connecté, et le conditionné à aimer ou non certains produits : « L’étude a ainsi révélé que Cayla – et i-Que (ndlr : les deux jouets ayant été sous la loupe de l’UFC à l’époque pour le même motif) – prononcent régulièrement des phrases préprogrammées, faisant la promotion de certains produits – notamment des produits Disney ou des références aux dessins animés de Nickelodeon« .

Pour l’heure, l’agence Allemande à tranché en interdisant sur son territoire Cayla et à incité les parents à désactiver la poupée connectée. Cette affaire n’est pas sans rappeler, entre-autres, Barbie Hello, une autre poupée connectée fortement décriée par la presse Allemande en Février 2015 pour des raisons similaires… A suivre !

 

Source : Bundesnetzagentur – Communiqué du 17 Février 2017 – Retrait vente « Mon amie Cayla ».