Énergies renouvelables : Greenpeace rend son verdict dans un rapport (superGreen) !

De la pensée à l’action, il n’y a qu’un pas et ce n’est sûrement pas Greenpeace qui dira le contraire. L’ONG internationale Néerlandaise vient de publier un rapport sur l’empreinte écologique laissée par les acteurs du net ; Quelques bons élèves et, il en faut toujours, quelques mauvais élèves…

 

 

L’organisation a débuté la manœuvre militante à partir de 2009 où l’idée a germé mais c’est depuis 2010 (date du début de l’étude) que Greenpeace a semble t-il réussi à faire rentrer dans les mœurs des entreprises technologiques le facteur environnemental afin de réduire le plus possible (et selon divers facteurs propres à chaque entreprises comme la situation géographique) l’empreinte carbone de certaines… Un idéal devenu apparemment réalité, preuve en est avec les chiffres récoltés pour la période de 2010 à 2016.

 

Apple figure en très bon élève puisque premier globalement sur trois des sept années d’étude (2013, 2015 et 2016 en notant une égalité sur l’année 2012 avec Google qui le suit d’ailleurs toujours de près avec Facebook). On obtient ainsi un score énergétique de 83 % pour Apple, 67 % pour Facebook et 56 % pour Google dont le tiercé récolte un beau A. Adobe, Microsoft ou encore, entre-autres, SalesForce obtiennent un B et Amazon Web Services, IBM, HP récolte un C. Oracle fait grise mine avec D. Greenpeace note, aussi, des changements au niveau de la répartition des besoins des entreprises technologiques : entre 2012 et 2017, globalement, les besoins ont tous diminués pour les terminaux (de 47 % on passe à 34 %) au profit des besoins-réseaux (20% en 2012 puis 29 % en 2017). L’ONG prédit une augmentation continue des data centers (une hausse déjà observée pour cette période : ils passent de 15 à 21 %) avec, d’ici 2030, un taux mondial de consommation dans le secteur d’environ 13 %. Certains pays ont déjà emboîtés le pas, selon le rapport, avec des investissements annuels en terme de pourcentage d’augmentation du parc de ces engins oscillant entre 7 % et 20 %… Le secteur technologique est d’ailleurs le troisième mondiale en consommation d’électricité (1 817 kWh), loin toute fois derrière les États-Unis grand consommateur (3 832 kWh) et la Chine (5 523 kWh).

Quant aux concurrents Asiatiques comme Tencent ou Baidu ils ferment honteusement la marche via un F : l’ONG ne s’est d’ailleurs pas privée de pointer du doigt les bonnets d’ânes avec un triste highscore côté énergie renouvelée ; 5 % d’effectués pour la Chine, Taiwan et Corée (Alibaba.com, Baidu et Tencent) dont les régions exploitent très largement le charbon (67 %) ou encore l’eau (20 %) pour leurs entreprises. Plus en détails, la Corée du Sud (où siègent des grands noms de l’industrie high-tech comme LG U, LG CNS, SK Telecom ou encore Naver) est à mi-chemin entre le nucléaire et le charbon (respectivement 31 % et 38.7 %) en terme d’exploitation industrielle et, forcément sont taux de renouvellement d’énergie verte frise le ridicule (1 % environ), Taiwan restant, à la vue du contexte, raisonnable avec un pourcentage écologique en matière de recyclage d’énergie de 4.2 % (Acer, Asus ou, entre-autres, Taiwan Mobile).

 

Les plate-formes de vidéo en streaming ont elles aussi droit à rejoindre cette fête multi-entreprise : Amazon Prime reste correct avec C, Youtube bon élève obtient un A ; Netflix et HBO, un D ; quant à Vevo ou encore Hulu ils obtiennent un F. Côté plate-formes musicales, seul iTunes s’en sort avec un beau A, le reste oscillant entre le D ou le F.

 

Les moteurs de recherche s’en sortent assez bien et jouent presque tout le jeu de la carte écologique comme Google.com (A), Yahoo et Bing (B).

 

La partie épineuse : les réseaux sociaux que la plupart d’entre nous consulte, sont-ils vraiment à l’heure environnementale ? Malheureusement, de manière globale la réponse est non ! Mise à part quelques-uns (Facebook, Instagram) qui obtiennent un A, ou encore Linkedln (B), tous sont au rouge écarlate avec un F, notamment Twitter… Gloups !

 

En plus des failles sécuritaires, les blogs doivent eux aussi gérer leur empreinte carbone au risque de traîner une faille écologique pour leur système : c’est le cas malheureusement de WordPress qui récolte un D ou encore Egloos et Tistory (F). Reste Blogger qui obtient un A.

Le E-commerce reste globalement mauvais élève : on notera un score moyen d’Amazon, derrière Ebay et Etsy (B), le reste ayant un F.

Si l’idée est à saluer, en plus de soumettre les entreprises en concurrente à un niveau écologique permettant peut-être de susciter chez certaines (on peut espérer…) un esprit plus éthique au lieu de payer des amendes parfois ridicule mais administrativement plus radicales et faciles que de pratiquer l’étiquette verte… A suivre !

 

Source : Rapport Greenpeace – Janvier 2017 – Entreprises industrielles technologiques.