Extensions Web anti-pubs : quand une étude Ipsos révèle que 84 % des utilisateurs le désactivent… par obligation !

Alors que le bloqueur anti-pub peaufinait les interlignes de son programme de « publicités acceptables » en Septembre dernier, voici qu’une étude présentée par IAB France en association avec le panel Ipsos révèlerait deux grands points : une progression certaine de la désactivation des bloqueurs anti-publicités mais majoritairement, pour des raisons de nécessité et accéder à certains sites et / ou contenus Web…

 

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IAB France (Interactive Advertising Bureau), association comptant 140 sociétés-membres avec pour but de promouvoir et d’optimiser l’Internet à travers des outils marketing, standards ou normes, présentait hier les résultats d’une étude commandée auprès de l’institut de sondage Ipsos, à l’occasion d’un colloque annuel tenu à Paris (Palais Brognart) sur le thème du « consumer 1st ». Si la keynote en question brossait un rapide tour d’horizon sur les relations des utilisateurs avec les bloqueurs de publicités elle a néanmoins révélé certains points dont il convient de s’attarder un peu plus longuement.

 

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L’étude – basée sur un panel de 11 701 personnes – réalisée au cours du mois d’Octobre dernier (qui fait suite à une première partie également élaborée par le biais d’Ipsos, en Janvier 2016 puis publiée en Mars 2016 et basée sur un panel de 13 000), démontre avant tout un raz-le-bol assez appuyé des utilisateurs face aux moultes publicités qui pullulent sur le net. Le bloqueur de publicités, unique arme en général (à moins de payer pour un abonnement sans publicités pour certains sites…) équipe 36 % des postes francophones contre 30 % en Janvier dernier. Si les désinstallations de ce type d’extensions ont progressé (+ 4 points), il en va de même pour les désactivations du plug-in dédié mais pas dans le bon sens : principalement, pour continuer à surfer sur le site en question ou du moins pour accéder à son contenu (62 % pour la première étude contre 84 %, soit une augmentation de 22 points) mais, également, intention louable, pour soutenir moralement / financièrement les sites Web (de 13 %, on passe à 28 % soit une augmentation de 15 points) avec, pour cette seconde partie, une majorité de la population féminine plus encline à l’inquiétude de l’intrusion publicitaire, selon l’étude, que les hommes, « plus en contrôle »…

 

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S’il parait bien évident que l’utopie n’existe que de nom, il n’est pas incompatible de pouvoir gérer et rentabiliser un site tout en respectant l’utilisateur sans obligatoirement le faire passer à la caisse. La publicité, un des leviers indispensables pour lever des fonds en vue de rémunérer, entre-autres, des serveurs pour un site Web donné, ne peut, moralement, prendre le dessus sur la principale source de revenus, également, d’un site : l’utilisateur ; Le faire fuir ou le bombarder visuellement de clignotements ou de publicités sonores ou agressives peut entraîner l’impopularité croissante d’un site, une autre réalité à prendre en compte pour ces derniers.

 

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Forcer, de plus, la main de l’utilisateur avec un message invitant gentiment l’utilisateur à désactiver le bloqueur ainsi détecté pour continuer à visualiser une partie ou totalité d’un site ne peut apparaître comme une des alternatives… D’ailleurs, toujours selon ces études, la première partie constate que sur les 13 000 panélistes interrogés, 86 % bloqueraient, s’ils en avaient le pouvoir, la publicité sur un média autre que le navigateur Web : en tête, la télévision avec 74 % et la radio, à hauteur de 47 %… A méditer !

 

Source : FrenchWeb.fr