Blocage Orange des sites Google, Wikipédia et OVH : « c’est une erreur humaine, identifiée et corrigée » (en rouge) !

… Et en noir pour certains utilisateurs et abonnés au FAI Orange : hier, certains sites Web ont affichés la fameuse page de blocage administratif pour contenu douteux ou faisant l’apologie du terrorisme !

 

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Même si Google n’est pas un site aussi vertueux que l’on voudrait, cela ne méritait – sans doute – pas une telle action, surtout que cette dernière était, bien sûr, erronée puisqu’en plus du géant de Mountain View, Wikipédia et OVH faisaient, eux aussi, l’objet de ce blocage, selon la loi du 13 Novembre 2014 (et publiée au JO le 5 Février 2015).

« Pour une raison encore indéterminée, un ancien fichier de test a été intégré à tort lors de la phase de blacklistage sur les serveurs DNS, ce qui a provoqué un blocage de certaines URL. Les clients qui ont tentés d’accéder à l’un de ces sites entre 09h42 et 10h30, ont récupéré un mauvais fichier DNS. L’impact technique est résolu à 10h30 suite à la réalisation du retour arrière de l’opération par PEA : cette action consistait à la remise en production d’un fichier DNS datant du 12/10 sur l’ensemble des serveurs de la plateforme« , est-il ainsi expliqué, selon le site MacGeneration.

Une erreur, semble t-il au niveau du traitement-fichier contenant et gérant la fameuse blacklist d’adresses à exclure / interdire lors d’un tel dispositif… Une piste confirmé également du côté de NextInpact, toujours selon les propos rapportés d’Orange : « On entre un fichier de blacklistage et c’est là qu’a eu lieu l’erreur […] On a trouvé l’origine de l’erreur, c’est une erreur humaine, identifiée et corrigée. On sait d’où elle vient, mais nous cherchons à savoir comment elle a pu se produire ».

 

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De manière pragmatique, en théorie, l’article 4 du décret 2015-125 permet de limiter la casse voire de rectifier le tir quand le blocage d’un site tendancieux (apologie terrorisme, pédophilie…) devient désuet : « Lorsque ce service a disparu ou que son contenu ne présente plus de caractère illicite, l’office retire de la liste les adresses électroniques correspondantes et notifie sans délai ce retrait à la personnalité qualifiée et aux personnes mentionnées au 1 du I de l’article 6 de la loi du 21 juin 2004 susvisée. Dans un délai de vingt-quatre heures suivant cette notification, celles-ci rétablissent par tout moyen approprié l’accès aux services fournis par les adresses électroniques retirées de la liste et le transfert vers ces services », tout en notant bien la nécessité de vérifier « au moins chaque trimestre que le contenu du service de communication contrevenant présente toujours un caractère illicite« … De manière logique, par contre, cette dernière phrase implique une intervention humaine, du moins à ce stade, ce qui laisse supposer une telle intervention – humaine – à d’autres stades du processus de blocage : en clair, le mot « erreur » paraît peu probable puisque avant de bloquer un site donné, chose non anodine, on aura pris soin de vérifier les données et paramètres. Reste l’erreur informatique, piste plausible.

Pour les plus pressés et / ou ceux ayant subis ce blacklistage injustement, les recours existent :  la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés prévoit tout un dispositif pour un éventuel effacement ou modification des données voire la CNIL, via le droit de rectification, toujours pour des données tronquées ou modifiées si cela est avéré… A suivre !

 

Source : MacG.co




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