Steam : quand le programme de remboursement vire au cauchemar (mal « esteamé ») !

Il s’agissait sûrement d’une bonne intention marketing ou, peut-être, de purifier son âme en donnant aux utilisateurs un petit bonus mais ce dernier semble avoir viré au don humanitaire, pour ne pas dire cauchemar, puisqu’une semaine environ après le lancement de son offre de remboursement, Steam a non seulement vu les demandes grimper en flèche mais il s’est, également, avéré que certains développeurs de jeux vidéos ont été quasiment perdants, en terme de marge bénéficiaire !

 

Steam_Noel

 

En effet, la plate-forme de jeux vidéo de Valve, Steam, intègre depuis quelques jours une offre de remboursement qui, pourtant, sur le papier, paraissait honorable, avec une éligibilité reposant sur les 14 jours suivants l’achat du jeu ou DLC donné, pour un temps de jeu, au maximum, de 2 heures. Voilà pour les conditions, dans les grandes lignes.

Mais dans la réalité, c’était sans compter sur l’utilisateur bien heureux d’avoir une telle opportunité pour se faire rembourser autant de jeux que le système le lui permet ; Du coup, plusieurs problèmes se sont, évidemment, posés ou plutôt imposés au nez des éditeurs de jeux de la plate-forme qui n’ont pu que constater l’étendue des dégâts, avec une rentabilité quasi-nulle : « Sur 18 ventes, 13 ont fait l’objet d’un remboursement ces trois derniers jours. C’est 72 % des ventes. Avant cela, le taux de retour était minimal« , constate fatalement le studio Qwiboo pour son jeu Beyond Gravity. Idem, concernant Revenge of the Titans de l’éditeur Puppy Games : « 55 % de retours sur Revenge of the Titans. À comparer à 5 remboursement en 10 ans auparavant« .

De plus, certains jeux seraient téléchargeables sans DRM, la fameuse protection digitale contre la copie de médias : du coup, certains petits malins pourraient télécharger un jeux donné sur Steam, le copier sur un support quelconque pour, ensuite, demander un remboursement. Au final, le jeu serait, alors, remboursé et la copie bien au chaud côté utilisateur qui pourra quand même utiliser le jeu à l’infini… Gloups !

 

Valve_Steam

Autre point épineux qui apparait tout en bas des conditions, section « Abus » : « Une demande de remboursement effectuée pour un jeu acheté juste avant les soldes plus cher que son prix soldé n’est pas considérée comme un abus« . Nul besoin d’étayer la phrase pour imaginer que ce non-abus en sera, paradoxalement et c’est déjà le cas, un abus, justement, avec des utilisateurs qui n’auront sûrement aucun scrupule – puisque légal – à se faire rembourser le jeu dans ces conditions. Toutefois, en début de paragraphe, il est – heureusement ! – stipulé par Valve que « S’il apparaît que vous abusez du système, nous pourrions être amené à refuser vos demandes de remboursement« … Un recours sécuritaire et salutaire pour la plate-forme de Valve qui permettra à l’éditeur Américain de pouvoir reprendre son souffle, le temps de préparer, gageons, en urgence, une mise à jour de ces conditions plus qu’attractives pour l’utilisateur toujours désireux de flairer la prochaine bonne affaire… A suivre !

 

Source : Nextinpact.com